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La dette comme instrument politique

Par Gerard

Le Pouvoir consiste à multiplier le nombre de ses obligés. A ce titre, pouvoir et corruption marchent main dans la main. Cependant, quid de ceux qu'on n'a pas pu corrompre, soit parce qu'ils s'y refusent, soit par ce qu'ils sont trop nombreux ? Il faut les tenir par une dette supposée. Pour accepter de se soumettre au pouvoir, il faut lui devoir quelque chose. La dette est au coeur de la constitution même du pouvoir. Ceux que le pouvoir n'achète pas, le pouvoir les endette. Lui seul décide qui seront les barons, qui seront les valets. La dette constitue une rupture d'égalité, le retour à l'équilibre ne pouvant se faire avant "l'extinction" complète de celle-ci. Pérenniser une dette, c'est pérenniser le principe d'inégalité, c'est-à-dire l'instauration d'un régime a-démocratique. C'est tout le génie de cet instrument politique que représente "la dette" : elle culpabilise le citoyen au point que celui-ci s'estime lui-même coupable du déficit démocratique dont il est de fait la victime.


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