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Tir lire

Publié le 15 décembre 2014 par Delanopolis
La pétoire de Christiane fume à nouveau ! Tir lire CRO-MACRON

Y’a de l’eau dans le gaz
C’est la faute à Gattaz
Le PS est marron
C’est la faute à Macron


Le protégé de l’Attila de l’économie (Attali derrière qui l'oseille ne repousse pas), est en train de nous concocter une loi qui ressemble à un catalogue de rustines pour vieux pneus. Du travail du dimanche 12 fois par an au lieu de 5, à la réforme à la marge des professions réglementées, en passant par d’autres palliatifs, on voit mal comment on va remettre au boulot 5 millions de chômeurs officiels – ne parlons pas des RSA, des temps partiels non choisis, des stages bidons et autres emplois sans avenir – et moins encore comment on va réindustrialiser la France. En revanche les syndicats rétrogrades et non représentatifs ont de beaux jours devant eux. Ils vont pouvoir utiliser à plein leur pouvoir de nuisance, grâce à une réforme qui passe inaperçue : la fin des élections prud’hommales. Il était déjà impossible de court-circuiter les syndicats nocifs et subventionnés. Au lieu de libérer le syndicalisme, le carcan se resserre encore. Mais cela n’empêche pas ce petit morveux de se comporter en parfait socialiste : si le CICE a moins de succès que prévu, ce n’est pas parce que c’est une usine à gaz exclusivement destinée à quelques grosses boîtes qui ont le temps et les moyens de courir après les subventions, ni parce que augmenter de 42 milliards en deux ans la charge fiscale et sociale des entreprises et leur ajouter des contraintes ingérables telles que le compte pénibilité pour enlever ensuite 10 petits milliards relève de l’imposture. Dire que ça se traduit au bout par 32 milliards d’augmentation, pour un socialiste cela ne peut être que de la mauvaise foi. Pour Macron qui se dit social-libéral, comme si le fait de coller deux termes antagonistes rendait la chose possible, ce n’est pas la faute d’un gouvernement d’incapables qui ne sait pas faire la différence entre travail et emploi, ni entre métier et poste, non, qu’on se le dise, c’est la faute à Gattaz si les négociations de branches traînent. Pourtant c’est simple, il n’y a qu’à claquer des doigts, enfin, tout le monde sait ça.

A PARIS LE DIMANCHE

Toujours l’inénarrable Hidalgo, vent debout contre le passage de 5 à 12 semaines d’ouvertures le dimanche par dérogation. Certes cette mesure ne va pas faire de miracle, mais toutes les grandes métropoles ont désormais leurs commerces ouverts le dimanche, même Londres.

A Bercy, où les commerces ont dû fermer le dimanche en avril 2013, c’est 30% du chiffre d’affaires qui a été perdu. Parce que la clientèle de passage est nombreuse le dimanche, que le samedi est réservé aux corvées, aux achats indispensables, et qu’il ne reste plus beaucoup de temps pour les achats loisirs. Ce n’est pas à proprement parler une zone touristique, où des cars d’Asiatiques se déversent durant le week-end et n’ont que deux jours pour dévaliser les boutiques de luxe, mais même les Parisiens ont parfois envie d’aller faire un tour à la FNAC ou dans une boutique de décoration, et de prendre leur temps, et le samedi ils ont autre chose à faire. Le résultat c’est que plusieurs magasins ont déjà fermé. Or un magasin qui ferme parce que son chiffre d’affaires ne lui permet plus d’éponger les charges fixes, à commencer par le loyer, c’est du chômage assuré tout le temps y compris en semaine. Le 12e a déjà perdu Surcouf, dont les immenses locaux sont vides depuis 2 ans. Hidalgo est-elle au courant, elle qui n’arrive pas à joindre les deux bouts, que les commerces font rentrer des taxes locales dans la ville et de la TVA et des impôts à l’état ?

En fait le travail du dimanche devrait être autorisé. Point barre. Sous réserve que les salariés à temps plein qui travaillent le dimanche aient deux jours de repos dans la semaine et que ce soit considéré comme heures supplémentaires, donc payé plus, non taxé, mais avec charges sociales, et que ce soit sur la base du volontariat. On s’apercevrait assez vite que les commerces n’ouvriraient pas partout, loin de là, mais uniquement où ça se justifie, car aucun gérant digne de ce nom n’accepterait de payer un employé à un tarif surévalué, pour ouvrir une boutique et payer l’électricité et autres charges, s’il y a trop peu de clients pour couvrir les frais.


LA FOLIE DES GRANDEURS

Alors qu’il manque 400 millions d’euros pour boucler le budget Parisien et que la ville est déjà endettée, l’ex inspectrice du travail des autres recyclée dans l’extorsion de fonds de contribuables sur fond de vivrensemblisme veut lancer pour 10 Milliards d’euros de projets nouveaux. Mais les impôts locaux n’augmenteront pas, promis juré. Enfin pas pour tous. Juste pour ceux qui paient la taxe foncière ou professionnelle, probablement.


PREEMPTION NON INNOCENTE

Dans le genre dépenses saugrenues, la nouvelle règle que le Conseil de Paris s’apprête à voter est une attaque en règle, une de plus, contre le droit de propriété. Monsieur Brossat, communiste indécrottable, veut au nom de la mixité sociale partout sauf chez lui préempter non plus des immeubles locatifs, mais des copropriétés, histoire de caser sa clientèle d’assistés bien votants… et de pourrir les quartiers de ces sales proprios encore tranquilles, évidemment pas dans le 16e, le 7e ou le 8e où tout ce petit monde d’amis des pauvres habite, mais dans les quartiers de l’est et du sud déjà bien ravagés par la loi SRU, et même le 17e et le 2e. En tout sont visés 257 immeubles dont les prix s’étalent entre 6000 et 7000 euros le mètre carré. Avec les sous de ces mêmes sales proprios qui paient le foncier, of course. La liste est disponible dans le JDD :http://www.lejdd.fr/JDD-Paris/La-liste-des-257-immeubles-preemptables-par-la-mairie

PAON SUR LE BEC

Lepaon est un très bel oiseau, très fier de son plumage éclatant et de sa longue et splendide queue. Il passe son temps à parader. Il a autour de lui sa Cour d’admirateurs. Il est nourri chaque jour sans avoir à chercher sa pitance, ce qu’il serait incapable de faire. En effet Lepaon manque totalement de cervelle, et sa seule utilité est strictement décorative. Loin d’être à la hauteur de son plumage, son ramage disgracieux ressemble à un miaulement de chat écorché. Dès qu’il ouvre le bec, on a envie de le faire taire.

Mais Lepaon est tellement orgueilleux et a un tel goût du luxe qu’il en réclame toujours plus et va jusqu’à voler la graine des oiseaux de sa Cour qui commencent à en avoir assez et à se plaindre, à tel point que la main qui les nourrit se demande si Lepaon ne va pas trop loin et comment s’en débarrasser.

Jusqu’à ce qu’elle comprenne que le paon est un oiseau comestible.


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