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Le Monde selon la PHYSIQUE ( w 50 physics world ) 2 ème partie

Publié le 18 décembre 2014 par 000111aaa

La traduction  proposée dans  ma 2eme partie est peut être encore plus intéressante  que celle de la première dans la mesure  où elle met en cause l’origine de la présence d’eau dans l’atmosphère de la TERRE primitive …Or vous  connaissez un des termes de l’équation de l’apparition de la vie  sur notre planète : l’eau y est un des facteurs indispensables …Alors peut-on être en mesure d’en préciser l’origine  ou la «  date d’arrivée » ……Voilà le sujet débattu dans ma traduction et si je vous laisse le plaisir d’en aller voir  le commentaire sur l’anglais initial  , vous allez voir qu 'il est torrentiel ! Pas moins de 21 intervenants !

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Le Monde selon la  PHYSIQUE  ( w 50 physics world ) 2 ème partie

Asteroids, not comets, gave Earth most of its water

21 comments

Rosetta scientists find surprisingly high levels of deuterium in comet

La plupart de l'eau qui «  soutient » la vie sur Terre est probablement venue des astéroïdes plutôt que des comètes. Voilà  la conclusion des scientifiques travaillant sur la mission spatiale Rosetta, qui ont mesuré les niveaux d'isotopes de l'hydrogène dans la comète 67P / Churyumov-Gerasimenko. Le rapport deutérium  sur hydrogène dans la comète est beaucoup plus grand que le rapport trouvé sur Terre, ce qui suggère que les comètes ont  fourni à  la Terre  seulement une petite fraction de son eau.

Bien qu’il y ait  une  couvertures d'eau de 71% de la surface de la Terre, son abondance intrigue les scientifiques. La Terre  s’est formée avec les autres planètes dans un disque de gaz et de poussière autour du Soleil nouveau-né ….Ce disque protoplanétaire était chaud près du Soleil et  froid  plus  loin. Etant  donné  que la Terre est près du Soleil, elle s’est donc  formée dans une région chaude ,et  aurait dû être plutôt sèche.

Comment  donc alors, la Terre a fait  pour  obtenir son eau? Les comètes ont  semblé être  quelques fois une source prometteuse: elles viennent  des confins glacés du système solaire et  la glace de ce « port »  se vaporise quand elles  se rapprochent du Soleil .Si les comètes ont  frappé la Terre après sa formation, elles  auraient en effet  pu livrer  l'eau qui remplit  les océans et nos corps. Mais si cela s’était  produit, l'eau sur les comètes devrait avoir la même composition isotopique que l'eau sur Terre. En particulier, les comètes devraient avoir le même rapport deutérium /'hydrogène que celui que  l'on trouve sur Terre.

En 1986, les scientifiques ont eu la chance de déterminer l'origine de l'eau terrestre lorsque la comète la  plus connue de tous - la comète de Halley - se rapprocha de la Terre. Étonnamment, le ratio deutérium /hydrogène de la comète a été deux fois le rapport terrestre. Plutôt que d'abandonner une théorie intéressante, , de nombreux scientifiques ont cependant rejeté le  résultat Halley  comme  un coup de hasard .

Mais en 1996 et 1997, deux autres comètes brillantes ont  illuminé le ciel quand elles sont passées   à proximité de la Terre: Hyakutake et Hale-Bopp. Les deux ont  également eu deux fois le ratio deutérium/hydrogène  terrestre offrant encore plus de preuves que les comètes n’ ont pas donné  leur  eau à  la Terre.

Mais il  restait  encore de l'espoir pour le modèle comète. Toutes les trois comètes - Halley, Hyakutake et Hale-Bopp – sont  originaires du nuage d'Oort, un réservoir de comètes bien au-delà de l'orbite de Pluton. Mais quelques  comètes proviennent elles  de la ceinture d'Edgeworth-Kuiper, qui est juste au-delà de l'orbite de Neptune et dont les membres les  plus importants  sont Pluton et Eris, cette dernière  ayant été découverte en 2005. Les comètes de ce réservoir pourraient  avoir   présenté des niveaux de deutérium terrestres, malheureusement  celles-ci sont généralement faibles et difficiles à observer.

En 2010 des  astronomes ont réussi à détecter  le deutérium dans une comète de la ceinture de Kuiper-Edgeworth. Contrairement aux autres comètes, celle -ci, nommé Hartley 2, avait un niveau de deutérium correspondant à l'eau terrestre, d’où  la relance de l'idée que certaines  comètes ont  livré l'eau à la Terre.

«C’ était une belle histoire, n’ est-ce pas?" Kathrin Altwegg commente , une  scientifique  de Rosetta à l'Université de Berne en Suisse. "Maintenant, avec notre constatation, je suppose que cette idée va disparaître à nouveau."

En Août, et en grande pompe, la sonde Rosetta de l'Agence spatiale européenne est arrivée à  la comète  d’origine Edgeworth-Kuiper nommée 67P / Churyumov-Gerasimenko (voir "Rosetta rendez-vous avec la comète.... enfin").

Aujourd'hui, l'équipe de Altwegg rapporte que cette comète a également des niveaux élevés de deutérium. En fait, le niveau est encore plus élevé que  celui de la comète de Halley, pour s’ établir à 3,4 fois le niveau terrestre - ce qui en fait le plus grand rapport deutérium /hydrogène jamais vu dans une comète.

«Ce rapport  est étonnamment élevé», dit Paul Weissman du Jet Propulsion Laboratory à Pasadena, en Californie, un scientifique   de Rosetta mais  qui n'a pas participé à ce nouveau travail. "Cette donnée  brouille notre effort pour  essayer de comprendre  d’où l'eau de la Terre est venue." Pourtant, Weissman est moins prêt que Altwegg à affirmer que les comètes ont contribué seulement  pour un  apport petit  à la quantité d'eau  de  la Terre.

À tout le moins, la conclusion signifie que les comètes  de la zone Edgeworth-Kuiper couvrent en fait  une gamme variable  de rapports de deutérium. Altwegg affirme  que la plupart de l'eau terrestre  est susceptible  d avoir surgi des astéroïdes qui ont frappé la Terre. Par l'étude des météorites - dont la plupart viennent des astéroïdes - les scientifiques savent que les astéroïdes ont des niveaux de deutérium terrestres. La Terre  a pu également etre  née avec  sa propre eau . Bien sûr, les impacts d'astéroïdes peuvent être mortels - il suffit de le  demander à  un dinosaure - mais si  les astéroïdes ont effectivement pu  nous donner la plus grande partie  de notre eau, nous n’aurions pas pu   exister sans eux.

La recherche est décrite dans Science.

À propos de l'auteur :Ken Croswell est un astronome américain et auteur de huit livres sur l'astronomie

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 Mon commentaire :  Je ne veux pas être agressif  envers CROSSWELL et pourtant je  me sens forcé de lever une  forte suspicion sur ces conclusions  

1° Je considère que  nous ne connaissons pas le modèle précis d’évolution  du «  noyau terrestre  initial »  et en particulier la cinétique de refroidissement et de ségrégation et de migration des  diverses  couches  ( le fer en particulier et la déshydratation des roches  dans leur enfouissement progressif)  ….Nous en sommes de plus réduits aux hypothèses de corrélation entre  «  allumage de l’Etoile SOLEIL   et la  formation du tout  premier embryon de noyau terrestre …..AVANT ? APRES?QUI LE SAIT ? Aussi quand l’auteur affirme que la  première surface terrestre devait être plutôt sèche , je n’en voit pas  la preuve  théorique ou expérimentale

2°  Je ne crois pas qu’avant l’allumage de l’Etoile  SOLEIL   nous possédions un modèle et une vision claire  sur le gradient de température et de composition  du « planétésimal » ayant donné naissance au  système solaire ….. J’aurais tendance à décrire cette période de «  pré-naissance »  comme   complétement chaotique   et passant peut-être par plusieurs phases   avec chocs multiples  entre embryons de planètes  …..La ceinture des cailloux de SATURNE  est un quasi cimetière thermique et   ne  nous donne pas l’ordre de grandeur convenable des chocs et effet de marées qui se sont déroulés dans le planétésimal embryonnaire   …

3° Jacques Laskar et Mickael Gastineau (Observatoire de Paris/UPMC/INSU-CNRS) ont réalisé une étude statistique afin d’estimer les chances de tel ou tel scénario d’évolution possible du système solaire…..Celui-ci sera fortement perturbé par la transformation du Soleil en géante rouge et  ils ont conduit plus de 2.500 simulations décrivant les futurs possibles du système solaire sur une période de cinq milliards d’années. Pendant quatre mois, sept millions d'heures de calcul ont été effectuées à l’aide de la nouvelle machine Jade du Centre Informatique National de l’Enseignement Supérieur. Mais à l’inverse  ,Je crois que si l’on demandait au spécialiste de  cette  évolution du système solaire qu’est notre académicien  JACQUES LASKAR   de remonter dans le passé  et de nous en décrire les aventures  depuis l instant zéro , il  lèverait les bras au ciel !

 A suivre

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