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Libéralisme et mondialisation

Publié le 26 mai 2008 par Jfa

Depuis quelques mois, de nombreux économistes, de nombreux think-tank américains s’interrogent sur les effets réels de la mondialisation. On retrouve ces interrogations partout en Europe, vu la faillite électorale actuelle des parti socio-libéraux. Certes, il ne s’agit pas de la remettre en cause, mais simplement d’envisager la formidable explosion des inégalités qui l’accompagne, la paupérisation des plus pauvres, l’affaiblissement des états nationaux, … Bref, quelques bagatelles.

Il y a quelques jours, Le Monde du 22 mai faisait état du Rapport de la Commission “Croissance et Développement”, “présidée par le Prix Nobel américain Michael Spence, un libéral orthodoxe, elle compte vingt et une sommités, dont un autre Prix Nobel américain, Robert Solow, d’anciens chefs de l’Etat ou premiers ministres, des ministres des finances, des représentants de l’ONU et de la Commission européenne, des gouverneurs de banques centrales, ainsi que le patron de la première banque privée du monde, Citigroup”.

Quelques extraits: “La principale de nos conclusions est que la croissance indispensable pour faire reculer la pauvreté et assurer un développement durable réclame un Etat fort”. …“plus l’économie croît, plus une administration publique active et pragmatique a un rôle crucial à jouer” … On souligne la nécessité d’“une planification à long terme”, des fonctionnaires mieux payés pour obtenir “une administration compétente, crédible et motivée”, des investissements publics dans les infrastructures, l’éducation et la santé, car “loin d’évincer l’investissement privé, ces dépenses l’attirent”. Bref tout l’inverse de ce qui se fait en France avec N. Sarkozy…

Selon le journal, le rapport préconise de “contenir les écarts de revenus que la croissance provoque toujours dans un premier temps et qui pourraient déclencher des troubles” et de “stopper leurs subventions à l’énergie et aux biocarburants”. Là encore, cherchez l’erreur dans la politique française.

Le Monde enchaîne: “Le Consensus de Washington ignorait les conséquences sociales des politiques qu’il préconisait. A rebours, la commission Croissance et développement investit ce domaine, car elle est convaincue que l’insécurité économique fragilise le soutien des populations aux réformes nécessaires à la réussite de la mondialisation”.

L’ironie de l’histoire est que c’est au moment-même où B. Delanoé rejoint Mme Royal pour se convertir au libéralisme que, coup sur coup, plusieurs études et rappports sérieux, et pour la totalité non issus de la “gauche de la gauche”, enjoignent aux politiques de ne pas faire du social la variable d’ajustement de l’économique, postulat de base du libéralisme. O. Besancenot doit s’en frotter les mains.

Un nouveau métro de retard ?


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