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Tir d'Espagne

Publié le 30 décembre 2014 par Delanopolis
Christiane est de passage par Madrid et elle voit partout des choses étonnantes ... Tir d'Espagne Noël Madrilène

En cette période de trêve des confiseurs, je ne vais pas tirer sur l'ambulance Nathalie Fiasco-Morizet, ni sur le corbillard de l'incompétente Hidalgo qui est en train d'enterrer Paris. Il est trop tard pour elles. Je préfère vous offrir deux jours de fêtes de Noël à Madrid :

26 décembre : arrivée par le luxueux TGV de Barcelone à la gare d'Atocha. Oui c'est bien la gare : attention, un arbre peut cacher un train.

Aujourd'hui c'est jour de grève a la Renfe (SNCF espagnole) : le personnel s'excuse au cas ou il y aurait des retards, il n'y en a pas eu. Sur le parvis de la gare, une dizaine de grévistes avec des fanions CGT (oui, ici, ils ont les mêmes), deux figurantes sur un banc, chargées de montrer le désarroi des voyageurs, des cameras de TV et une vingtaine de policiers goguenards.

Nous traversons le splendide parc du Retiro, passons devant le Musée du Prado, et arrivons dans le quartier résidentiel de Salamanca où se trouve notre hôtel, avant de prendre un taxi pour aller déjeuner avec des amis. Ici, prendre un taxi veut dire se poster à un coin de rue et lever le bras dès qu'on en voit passer un, c'est à dire au bout de moins de une minute.

Retour en métro vers la Puerta del Sol : il fait déjà nuit. Nous passons par la Plaza Mayor, ses illuminations.

Il faut dire que toutes les rues sont illuminées pour Noël, y compris celles de notre hôtel, mais ici c'est vraiment la fête. Le gouvernement de la province de Madrid a installé une superbe crèche au milieu du marché de Noël. Difficile de prendre des photos de nuit, et puis il y a trop de monde pour s'approcher. Les enfants ont le nez collé dessus. Pour les petits espagnols, la crèche est d'autant plus importante que ce n'est pas le Père Noël qui porte les cadeaux, mais les Rois Mages, le 6 janvier. Nous reviendrons demain. Nous allons voir le sapin doré de la Puerta del Sol : on se croirait dans le métro aux heures de pointe. Il faut jouer des coudes pour passer.

Voyez la foule sur le cliché ci-dessous : ce ne sont pas des indignés, mais bien des promeneurs Madrilènes.

A dix heures du soir, nous voilà en train de faire la queue pour trouver une table au restaurant... On sent qu'il y a des pénuries...
Nous y retournons le lendemain avant l'ouverture des boutiques. Nous descendons à pied le Paseo de Recoletos jusqu'à la place des Cibeles : dans les jardins de l'état major des Armées, encore une crèche que nous photographions derrière la grille. Apres les Cibeles, nous remontons la Gran Via, encore calme à cette heure matinale pour un samedi, et retournons Plaza Mayor. La crèche est cette fois accessible. Nous revoilà Puerta des Sol, le sapin est éteint. Il y a déjà la queue pour la loterie, qui, ici, remplace le loto. Sans doute à cause de la grande pauvreté…

Mais 11 heures sonnent, les boutiques ouvrent, les rues s'animent. En l'espace de quelques minutes voilà de nouveau la place envahie par la foule.
Il est bientôt l'heure de repartir. Avec des regrets de ne pouvoir rester plus longtemps. Adiós Madrid... Gracias para este momento.

Mais je ne peux pas m'en empêcher : je préviens d'avance les ayatollahs de la Sainte-Laïcité qui pourraient s'offusquer de ces images de Noël pour leur dire que non, je ne m'excuserai pas, que je me fiche de leur opinion, et que, si ça ne leur plait pas, ils n'ont qu'a fermer les yeux.

Un petit mot aussi pour Âne Hidalgo-Guette : la Vie et la Liberté sont intrinsèquement liées. A Madrid la Movida a été un succès, parce qu'elle a fait émerger un renouveau artistique. Mais ce n'est pas la mairie qui a imposé ses artistes bidon et subventionnés. La Mairie a juste laissé faire: elle a dit aux citadins « faites ce que vous voulez, ouvrez les commerces, les restaurants, les boîtes de nuit autant que vous voulez, faites la fête si ça vous plait ». Il y a eu des abus, des plaintes, les choses se sont calmées d'elles mêmes, mais l'esprit est resté. Madrid vit, Paris meurt. Parce que l'interventionnisme à contre courant, les interdits, l'impossibilité de se déplacer comme on l'entend, les obligations de s'amuser sous contrôle, l'infantilisation, c'est une culture de mort, pas de vie.

Au fait il n'y a pas de pistes cyclables à Madrid. Les rues ne sont pas découpées en tranches. Il y a des velib's et des vélos particuliers : ils sont sur la chaussée ou sur les trottoirs selon le cas, intégrés dans le trafic et pas dressés contre les automobilistes et les piétons.


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