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Premiers pas vers l’Euro

Publié le 27 mai 2008 par Journalsudouest

FRANCE-EQUATEUR. Les Bleus attaquent leurs trois rencontres de préparation par l’Equateur, ce soir à Grenoble. C’est la dernière fois où ils seront trente. Demain, la liste des 23 sera communiquée à l’UEFA

euro20081.jpgNul ne sait s’il s’agit ou non d’un signe précurseur, mais les piètres conditions météo escortant les Bleus à Tignes depuis deux jours, ne vont guère leur permettre d’atteindre les sommets dans leur préparation. La grisaille s’est installée au-dessus de la station et les vannes célestes déversent leur ire sans discontinuer.

L’accueil réservé à l’équipe de France aurait mérité un minimum de clémence. Peu importe, semble t-il, puisque l’ambiance à l’hôtel Montana est digne d’un centre de vacances. Pourtant, en début de soirée, lorsque Raymond Domenech annoncera le onze de départ aligné contre l’Equateur, ce soir à Grenoble (21 heures), la tension montera de plusieurs crans. Certains seront peut-être persuadés de leur sort et d’autres conserveront l’espoir jusqu’au bout puisqu’ils feront partie du groupe appelé à en découdre.

Il faut bien se rendre à l’évidence que des onze joueurs arrivés dimanche soir (les 8 Lyonnais, plus Landreau ainsi que Mexes et Vieira, les finalistes de la Coupe de France et d’Italie), huit d’entre eux, à savoir les titulaires plus Mexes touché au genou, seront exemptés de ce premier match amical.

La principale contrariété pour le sélectionneur concerne la nécessaire montée en puissance de ceux qui auront stoppé la compétition assez tôt à l’image de Gallas, dont le dernier match remonte au 4 mai et ceux dont le temps de jeu a été réduit cette saison, qu’il s’agisse de Thuram (35 matches), de Vieira (26 matches) ou de Sagnol (17 matches).

Un choix surprenant.

Autant dire que le travail dévolu à Robert Duverne, le préparateur physique, s’annonce minutieux et périlleux. Quinze jours seront-ils suffisants pour conduire l’ensemble des 23 au même pic de forme ? C’est le challenge que l’adjoint d’Alain Perrin à Lyon devra relever.

En 2006, il avait pour mission de rendre l’équipe la plus performante possible au terme du dernier match de poules, c’est-à-dire après France-Togo. Cette fois, il n’aura pas cette latitude de manœuvre. Le groupe des Bleus pour l’Euro est autrement plus relevé que celui du Mondial 06 avec la Suisse, la Corée du Sud et le Togo.

Dès le premier rendez-vous, le 9 juin contre la Roumanie à Zurich, le droit à l’erreur est d’ores et déjà banni. A l’évidence, les troupes de Domenech devront être à 90 % de leur pic de forme pour franchir le redoutable écueil de la première phase. Chacun est conscient du côté décisif d’un match d’ouverture lorsque les deux prochains adversaires ont pour nom les Pays-Bas, puis l’Italie.

Les joueurs préviennent par avance qu’il ne faudra guère tenir compte de la manière lors de ces trois rencontres de préparation. Davantage du résultat.

« Compte tenu de la disparité des états de forme pour l’instant, on s’attardera plus sur le résultat. La victoire est essentielle dans une préparation. En 2006, on n’avait pas bien joué. En revanche, on avait remporté nos trois rencontres. Cela nous avait permis de partir en Allemagne avec plus de certitudes. Si on pouvait rééditer les mêmes performances, ce serait de bon augure ». L’équipe de France s’est toujours nourrie des succès pour avancer. Elle ne dérogera pas encore à cette bonne habitude, même si les trois adversaires proposés en huit jours seront d’un niveau plus étoffé que le Mexique (1-0), le Danemark (2-0) et la Chine (3-1).

L’Equateur, le Paraguay et la Colombie, trois formations sud-américaines. Le choix peut surprendre à la veille d’une compétition du seul Vieux continent. Et il surprend d’ailleurs.

« Concentrés au maximum ».

Raymond Domenech balaie l’argument d’un revers de manche. Il y voit plutôt l’obligation pour ses hommes de s’arracher dans ce genre de confrontation : « Les trois-quarts des joueurs sud-américains évoluent désormais en Europe. Ils sont habitués à nos schémas de jeu. En revanche, quand ils développent vraiment leur propre style, l’opposition devient très intéressante. On a l’impression qu’ils marchent, refusent le jeu et soudain, ils réussissent le décalage et se retrouvent en supériorité numérique. Et comme face au Costa Rica, on se retrouve menés 2-0 à la mi-temps sans avoir compris pourquoi. Face à ce genre d’équipe, il convient d’être concentrés au maximum, afin de ne pas se laisser endormir. Il faut donc mieux prendre le match en main d’entrée. Cela oblige à en faire plus ».

L’équipe de France entre enfin dans le vif du sujet. Avec l’annonce des 23 dans la foulée, on y sera alors de plain-pied.

Article d’Alain Goujon, Sud Ouest


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