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BIOLOGIE: Et si l'on suivait l'œstrogène à la trace? – Analytica Chimica Acta

Publié le 17 janvier 2015 par Santelog @santelog

BIOLOGIE: Et si l'on suivait l'œstrogène à la trace? – Analytica Chimica ActaLes hormones œstrogènes sont aujourd’hui documentées pour leurs rôles multiples dans des fonctions biologiques importantes allant du développement sexuel, la sexualité et la reproduction à de nombreux autres processus impactant la santé et le développement de maladies, dont certains cancers. Ainsi, de minuscules traces dans le sang et/ou d’autres fluides biologiques peuvent apporter des informations précieuses pour la recherche, la santé humaine, la médecine et l’analyse de l’environnement. Cette nouvelle méthode de chimistes américains et japonais, capable de détecter des traces infinitésimales d’œstrogène dans de petits échantillons ouvre un potentiel considérable pour la recherche sur le cancer et d’autres maladies.

L’hormone œstrogène joue un rôle important dans le corps humain de la croissance tumorale à la perte de neurones dans la maladie d’Alzheimer. Mais pouvoir détecter de très petites quantités dans le sang et d’autres fluides biologiques restait un défi pour les chercheurs.

Détecter une goutte d’eau dans l’équivalent de 20 piscines olympiques : Ces chimistes de l’University of Texas at Arlington et de l’Institut Shimadzu, grâce à des techniques de pointe de spectrométrie de masse et de chromatographie décrivent ici une méthode sensible et efficace permettant de détecter des traces à moins de 10 parties par billion dans un échantillon de 100 microlitres. Une partie par billion étant l’équivalent d’une goutte d’eau dans 20 piscines olympiques. La spectrométrie de masse et la chromatographie ont permis aux chercheurs de séparer, identifier et quantifier les molécules d’œstrogènes en isolant les lipides et les protéines qui pourraient interférer avec leur détection.

Repousser les limites de détection: Cette nouvelle méthode rend la détection des œstrogènes possible, au niveau nécessaire et applicable à la recherche, en routine et accessible à tous les chercheurs :  » Nous avons affaire à des quantités extrêmement faibles et il s’agissait de développer la capacité de séparer ces composants individuels et de les détecter avec précision « . Les nombreuses autres méthodes de détection des œstrogènes sont plus chronophages, moins fiables et nécessitent des prélèvements plus importants, ajoutent les chercheurs. Cette nouvelle technique prend moins de 25 minutes, préparation des échantillons incluse.

Alors que les œstrogènes exercent des effets biologiques très importants déjà à très faible concentration, cette nouvelle technique qui permet de d’atteindre des limites très fines de détection va permettre de mieux cerner le rôle de l’œstrogène en santé humaine.

Source: Analytica Chimica Acta 27 November 2014 doi:10.1016/j.aca.2014.11.032 Bulk derivatization and cation exchange restricted access media-based trap-and-elute liquid chromatography-mass spectrometry method for determination of trace estrogens in serum 

(Visuel@Shimadzu Center for Advanced Analytical Chemistry)

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