Magazine

Adonis

Publié le 27 mai 2008 par Antwan

« Le corps de la nuit », a-t-elle dit ; j’ai poursuivi :
« Maison
pour les blessures et leur jour… » Nous avons commencé

comme commence l’aube, nous pénétrons dans l’ombre
Nos rêves s’entremêlent
Le soleil ouvre ses bourgeons : « Il viendra
une écume à masque de mer » - Nous touchions

nos distances, nous nous sommes levés

Nous avons vu le vent effacer nos traces, et murmuré :
« Nous reprendrons nos rendez-vous »
et nous nous sommes séparés





« U corpu di a notti », idda dissi ; aghju cuntinivatu :
« Casa
pà i feriti è u so ghjornu… » Emu principiatu

com’idda principia l’alba, intrimu in l’umbra
I nosci sonnia s’imbricadìghjani
U soli apri i so ghjemmi : « Vinarà
una sciuma mascarata di mari » - Tuccàiami

i nosci distanzi, ci semu arrizzati

Emu vistu u ventu sfassà i nosci tracci, è murmutughjatu :
« ripiddaremu l’appuntamenti »
è ci semu lacati



in --- Mémoire du Vent --- Poèmes 1957-1990 --- Poésie / Gallimard1991


trad. Stefanu Cesari
...
technorati tags: AdonisStefanu CesariPuesia CorsaPoesia CorsaCorsican Poetry

Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :

A propos de l’auteur


Antwan 197 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte