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10 technologies de la vie quotidienne au Japon

Publié le 26 janvier 2015 par _nicolas @BranchezVous
10 technologies de la vie quotidienne au Japon Exclusif

Technologie ne rime pas toujours avec appareils électroniques. Même si le pays du soleil levant regorge d’écrans géants, de robots et d’hologrammes qui chantent de la musique pop, parfois, c’est la technologie un peu moins tape-à-l’œil qui est encore plus marquante.

J’ai tout récemment fait un voyage au Japon avec une amie qui mettait les pieds pour la première fois dans ce pays que j’adore tant. Tout au long du périple, nous avons dressé ensemble une liste des technologies qui l’ont surprise, de son point de vue totalement étranger. Voici donc 10 technologies qui pimentent la vie quotidienne au Japon.

Effets sonores et témoins visuels aux intersections

Aux intersections, on peut entendre des (faux) chants d’oiseaux qui indiquent que le feu est vert pour les piétons, à l’attention des gens ayant une déficience visuelle.

En se promenant dans les rues de Tokyo, on entend plusieurs choses : des conversations en japonais (rien de bien surprenant ici), le son des écrans publicitaires géants de quartiers comme Shibuya et Shinjuku, et le «ka! ka! ka!» des gros corbeaux noirs. On peut également entendre des (faux) chants d’oiseaux aux intersections des rues : ils indiquent que le feu de circulation est vert pour les piétons, à l’attention des gens ayant une déficience visuelle.

Toujours au feu de circulation, il y a souvent aussi un indicateur visuel dont le niveau baisse graduellement afin de donner une idée approximative du temps qu’il reste pour traverser, ou encore, à attendre avant le changement du feu.

Porte-parapluies et emballe-parapluies automatiques

Lors de journées pluvieuses, l’extrême propreté japonaise veut qu’il soit inacceptable de mouiller le plancher des commerces avec un parapluie qui dégoute. La solution? Les plus petits commerces sortiront un porte-parapluies où vous pourrez déposer le vôtre à l’entrée. Ne vous inquiétez pas : des centaines de fois que j’y ai déposé le mien, il ne m’est jamais arrivé de me le faire voler.

Un emballe-parapluies automatique Kasapon.

Un emballe-parapluie automatique Kasapon.

Sinon, à l’entrée des grands magasins, on retrouve souvent une petite machine ingénieuse qui sert à emballer les parapluies dans du plastique (dont la texture ressemble aux sacs fournis pour les fruits et légumes à l’épicerie). On y insère simplement son parapluie et voilà, le tour est joué. N’oubliez pas de jeter le sac de plastique dans la poubelle placée à côté de la machine en quittant le commerce, car les poubelles se font assez rares dans les endroits publiques, même si les rues sont incroyablement propres.

Mélodies et reliefs aux sols pour mieux vous repérer

Dans le train, qui fait partie intégrante du quotidien de la plupart des Japonais, les stations sont indiquées par une petite musique qu’on peut entendre dès les portes de wagon ouvertes. Parfois courtes et simples, parfois plus complexes, plusieurs de ces mélodies sont dangereusement accrocheuses et sont susceptibles de vous trotter dans la tête pendant plusieurs heures. Notamment, la mélodie du manga/anime Tetsuwan Atomu, que vous connaissez sans doute sous le nom d’Astro, le petit robot. Tendez l’oreille en passant à la station Takadanobaba de la ligne Yamanote à Tokyo, lieu de naissance du célèbre personnage.

train

Dans les gares, on retrouve une bande jaune avec des reliefs qui part de l’entrée de la station et continue vers les guichets, les escaliers et puis enfin les quais où on attend le train. Ce sont ces mêmes lignes jaunes qui nous indiquent de ne pas s’aventurer trop près du bord du quai (un peu comme dans le métro à Montréal). Encore une fois, cette innovation s’adresse aux handicapés visuels : la bande jaune les aide à trouver leur chemin dans un endroit souvent bondé à perte de vue. Il n’est pas rare, non plus, qu’on retrouve ces mêmes bandes et textures sur les trottoirs (à l’extérieur des gares), afin de délimiter les coins de rue ou de signaler la présence d’un escalier.

Guichet de paiement dans certains restaurants

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Manger du ramen figure toujours de façon proéminente sur ma liste de choses à faire lorsque je voyage au Japon. Dans certains restaurants à service rapide, dont plusieurs qui servent ce délice aux nouilles, on doit choisir et payer notre commande à l’aide d’une machine distributrice placée à l’entrée. On y insère simplement des pièces de monnaie ou des billets.

Il est également de plus en plus commun d’avoir la possibilité de payer avec la carte Suica, qui sert principalement de titre de transport pour le train (un peu comme la carte Opus au Québec). En ressortent des petits billets, qui ressemblent d’ailleurs à des billets de train ou de métro, que l’on remet à l’employé derrière le comptoir.

Résultat : les employés n’ont pas à manipuler l’argent et de notre côté, on peut quitter dès qu’on a fini de manger.

Voitures et vélos : stations-service, stationnements superposés et ascenseurs

«Il n’y a que des voitures japonaises ici», a remarqué mon amie. Même si son affirmation n’était pas 100% véridique, les marques d’automobiles nipponnes sont effectivement en majorité à circuler dans les rues étroites.

Une station-service nippone (Photo : Stacey Shintani).

Une station-service nippone (Photo : Stacey Shintani).

Ces voitures – japonaises et autres – sont parfois garées dans des stationnements superposés. Je ne parle pas ici d’un énorme stationnement en béton à plusieurs étages comme on retrouve dans les centres d’achats en Amérique du Nord, mais plutôt d’une construction qui ressemble à une sorte de lit superposé pour autos. C’est ce qu’on appelle utiliser de façon optimale l’espace dont on dispose. Dans les grands stationnements, c’est à l’aide d’un ascenseur que les voitures sont ramenées au rez-de-chaussée, et d’une plateforme tournante qu’on les pointe vers la sortie. De leur côté, certaines stations d’essence sont aménagées de façon à ce qu’elles prennent le moins d’espace possible au sol. Dans ces stations service, les pompes descendent du plafond!

velos

Les vélos ont droit, eux aussi, à leurs stationnements superposés. Dans un pays où plusieurs personnes se déplacent en bicyclette (du moins, pour se rendre à la station de train la plus près de chez eux), pas surprenant qu’on retrouve des stationnements spécialisés. Les édifices d’appartements comportent souvent une pièce où ranger les vélos, munie d’un système de stationnement à deux étages. Il n’est également pas rare d’en remarquer tout près des stations de trains.

Mentions honorables

Aussi dignes de mention : les toilettes ultraluxueuses, les boutons placés sur les tables de resto pour appeler les serveurs, les calepins électroniques utilisés par ces derniers pour passer les commandes et les nouvelles machines distributrices à écran tactile. D’ailleurs, je vous ai déjà parlé de tout cela dans un billet il y a quelques temps.

Étranges? Efficaces? Amusantes? J’imagine que ces technologies peuvent susciter une variété de réactions chez différentes personnes. Pour moi, elles font partie du plaisir d’être au Japon. Et je n’ai même pas abordé le sujet des emballages de produits toujours bien pensés, ni celui des portes de taxi contrôlées par le chauffeur : il faut bien que je m’en laisse pour un prochain billet…


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