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claire malchrowicz

Publié le 06 février 2015 par Mainsdoeuvres

BIOGRAPHIE
Issue d’une formation en danse contemporaine au Conservatoire National Supérieur de Paris, complétée par une approche du cirque et du théâtre de geste à Bruxelles, Claire Malchrowicz s’engage dès lors dans des démarches de recherche et de création en parallèle de son travail d’interprète.

Elle co-écrit ainsi l’ensemble des pièces du collectif Sur Une Patte... réuni autour des apparitions de l’absurde et du burlesque en danse, puis initie grenade - en solo puis en groupe - constitué d’essais, d’apparitions, de surgissements de ce que pourraient être les mécanismes de la mémoire, tout en préservant ses expériences d’interprète (avec Lionel Rougerie, Olivier Bioret, François Ben Aim, Aurélie Berland, Nathalie Pernette).

Sa rencontre avec Alban Richard et Rosalind Crisp nourrit et réinterroge profondément son rapport à la construction et à l’émergence du geste, de même que sa participation au festival MONC, questionnant les distorsions entre espace privé/espace public et affirme son désir d’inscrire le mouvement et le vivant auprès de publics et de lieux particuliers.

Son travail s’attache donc à fouiller les possibilités d’émergence de la danse tout en y préservant la possibilité d’une parole concrète et agissante, et s’appuie pour cela sur différentes tentatives de déjouer ses propres organisations.

L’INFO INSOLITE
À venir ...

PROJET DÉVELOPPÉ A MAINS D’ŒUVRES
grenade, le projet pour lequel nous l’accueillons, est avant tout un travail de silence, d’immobilité apparente, comme une dilatation extrême du temps qui permettrait de saisir les vacillations, les micro-oscillations, décrochages et réajustements infimes qui opèrent à tout moment sous notre enveloppe. Une lentille de microscope sur des corps en attente, au repos. Mais également alors une traque sur et sous la peau, en profondeur de ce corps au repos, des manifestations physiques de notre activité permanente, réflexive, perceptive, ou vitale, d’une "certaine infime danse" qui est là, partout (Henri Michaux, Connaissance par les gouffres).

Nous nous tournerons donc vers ce qui est déjà-là, comme pour partir en reconnaissance des travées du mouvant sous notre enveloppe, de ses multiples, insaisissables, incessantes modifications.

Lentes traversées alors, dans le sens de la profondeur à la surface, ou danse de fulgurances, d’échappées nerveuses, comme on dégoupille fébrilement, avec la soudaineté de l’acheminement électrique des informations qui nous traversent. Une possibilité d’ouverture, comme on retirerait une peau et laisserait se déclencher, se révéler réminiscences, débris de gestes, réflexes ou traces enfouies, par oscillations, balbutiements ou échos rudes et bruts. Esquisses ou écorces qui se craquèlent, se fendent et qu’on laisse tomber, se détacher de soi, retourner en sol.

Nous nous interrogerons alors aussi sur la persistance des peaux, membranes et pellicules comme zones du sensible autant récepteur qu’émetteur. Ainsi que la peau de grenade qui en mûrissant durcit et s’assombrit afin de protéger les graines pulpeuses et lumineuses qu’elle contient, cet essai multiple serait une écorce qui se craquelle et se durcit, courant à sa perte, à sa mise en pièce ; s’ouvrant et se dispersant comme un égrainage.


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