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SEXUALITÉ: La longueur des doigts peut-elle prédire l'infidélité? – Biology Letters

Publié le 07 février 2015 par Santelog @santelog

Toute cette étude, publiée dans les très sérieuses Biology Letters, une revue de la Royal Society "B" britannique, tourne autour du fameux ratio 2D:4D ou ratio de la longueur du 2è doigt (Index) sur le 4è (annulaire). Ce ratio reconnu comme un marqueur d’exposition aux hormones sexuelles pourrait-il prédire une propension à certains types de comportements, tels que la monogamie ou a contrario l’infidélité ? La question, les auteurs se la sont posée mais avec l’objectif de déterminer si de tels comportements étaient plus fréquents chez les hommes et chez les femmes.

SEXUALITÉ: La longueur des doigts peut-elle prédire l'infidélité?  – Biology Letters
Dans la plupart des analyses de comportement sexuel, les humains apparaissent pour une majorité d’entre eux à la limite entre la monogamie et la polygamie -que les chercheurs rapprochent ici du concept de recherche d’une  » promiscuité sexuelle « . Les auteurs se sont donc mis en tête d’évaluer si la propension à la monogamie ou à la  » promiscuité  » est dominante chez les hommes et chez les femmes et de déterminer comment se répartissent ces deux phénotypes chez les humains des 2 sexes. Ils utilisent 2 méthodes, l’une psychologique, l’autre anatomique : lce ratio 2D :4D de mesure de la longueur des doigts.

 

Les chercheurs de l’Université d’Oxford et de la Northumbria Université, ont ainsi travaillé la question sur 2 échantillons distincts.

-   Le premier échantillon, soit 595 participants britanniques et américains, hommes et femmes, âgés en moyenne de 25 ans, ont répondu à un sondage en ligne d’orientation socio-sexuelle basé sur l’échelle revised Sociosexual Orientation Inventory (SOI-R).

-   Sur un second groupe de participants, soit 314 hommes et femmes britanniques, les chercheurs ont calculé le ratio longueur de l’index (2D)/longueur de l’annulaire (4D), un marqueur connu de l’exposition prénatale aux hormones sexuelles: Un ratio <1, donc un annulaire fort en longueur par rapport à l’index, indiquant une propension plus forte à la

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promiscuité sexuelle. Pourquoi ? Alors que de précédentes études sur l’Homme et l’animal ont montré qu’une exposition élevée à la testostérone est associée à un ratio  » 2D/4D  » moins élevé, les niveaux plus élevés de testostérone sont également liés à la  » promiscuité sexuelle « .

Les chercheurs ont ensuite analysé la distribution des comportements sexuels dans le premier échantillon, chez les hommes et chez les femmes, et analysé la distribution des ratios dans le second échantillon.

·   La première analyse, effectuée à partir des données du test SOI-R suggère que les hommes sont plus fréquemment orientés vers le côté promiscuité sexuelle, les femmes plus orientées vers la monogamie.

·   La seconde analyse montre qu’une majorité d’hommes (57%) a l’annulaire plus long que l’index, alors que chez les femmes (47% dans ce cas), le rapport est inversé.

·   Ce qui suggère aussi, que le modèle  » promiscuité sexuelle  » n’est donc pas totalement absent non plus chez les femmes.

Que peut-on en déduire ?

On peut retenir que le ratio 2D/4D illustre bien l’exposition aux hormones sexuelles, mais il est irréaliste de vouloir associer un comportement sexuel et ce rapport de longueur des doigts.

On peut se dire raisonnablement que les 2 tendances monogamies et promiscuité existent chez les 2 sexes. Enfin, sur la méthodologie rapprocher 2 ensembles de données si peu homogènes, obtenus par test psychologique et mesures anatomiques, est tout à fait hasardeux.

Quant aux chercheurs, ils concluent à une présence des 2 phénotypes chez les deux sexes, avec un rapport monogamie / promiscuité légèrement supérieur chez les femmes et une propension à la  » promiscuité  » légèrement supérieure chez les hommes. Ils vont même plus loin en suggérant des conséquences sur les stratégies de reproduction : « Cette étude est la première à montrer de manière statistique que les hommes et les femmes présentent 2 phénotypes de reproduction dans des proportions variables  » et ils en déduisent :  » La distribution des phénotypes chez les hommes favorise légèrement une stratégie d’accouplement de court terme sans restriction  » !

Source: Biology Letters February 4 2015 DOI: 10.1098/rsbl.2014.0977

Stay or stray? Evidence for alternative mating strategy phenotypes in both men and women.

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