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And the winner is… « les combattants”!

Publié le 10 février 2015 par Toulouseweb
Démarrer une rubrique régulière sur “ToulouseWeb” est un redoutable honneur… Aussi, pour relever le gant avec le plus de panache possible, je prends des risques, et je vous annonce déjà le palmarès des Césars, qui seront décernés vendredi 20 février au soir ! Enfin, une partie du palmarès, ne soyons pas mégalomane. Mais je pense que le film en question devrait recevoir nombre de statuettes.
Explications : nombreux sont les spectateurs et les critiques de cinéma qui soulignent qu’un des points forts du cinéma français, c’est son extrême diversité. Le pays de Molière et de Renoir a su produire l’an dernier des films aussi divers que « Mais qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ? », dans la grande tradition du comique français basé sur des personnages que tout sépare « Taken 3 », un film EuropaCorp (Luc Besson) qui a tout du blockbuster américain, mais qui est, financièrement parlant, une production française (tourné en partie en France), et…« Les combattants », film d’auteur pur jus.
Si je vous dis Thomas Cailley, le réalisateur du film, ou même Adèle Haenel, la bluffante actrice principale, vous n’allez pas tout de suite grimper aux rideaux. Mais ce qu’ils nous montrent là est assez stupéfiant, de la part d’un réalisateur dont c’est le premier long métrage, de la part d’une actrice dont les premiers films, à part « La naissance des pieuvres », n’ont pas dépassé une audience confidentielle.
De la part du metteur en scène (également auteur du scénario original) et de son actrice, il y a un engagement total, et une énorme prise du risque induite par un sujet « casse-gueule » au possible : le thème de la survie dans un monde futur supposé hostile, la virilité assumée d’une jeune fille confrontée, au départ à un garçon doux et sensible…et qui l’amène à faire avec elle un stage volontaire de survie organisé par l’Armée de Terre ! Pas vraiment des thèmes très fédérateurs. Mais justement, nous sommes tellement surpris par ce contexte, par cet univers,(alors que le film a été tourné dans les Landes, on se croirait dans « Délivrance ») que la mayonnaise prend, et que l’on sort de la séance étourdis, ayant eu l’impression d’avoir, le temps d’un film, étés très loin de nos univers habituels, de l’univers d’un cinéma commercial ronronnant.
Oui, c’est du cinéma gonflé, qui n’est certes pas fait pour plaire à tous les publics, mais qui va vous secouer les tripes, vous aérer la tête. Regardez bien vos programmes de cinéma à partir du mercredi 25 : cet OVNI va à nouveau, j’en suis sûr, revenir sur les écrans de la ville faites-lui fête !
Démarrer une rubrique régulière sur “ToulouseWeb” est un redoutable honneur… Aussi, pour relever le gant avec le plus de panache possible, je prends des risques, et je vous annonce déjà le palmarès des Césars, qui seront décernés vendredi 20 février au soir ! Enfin, une partie du palmarès, ne soyons pas mégalomane. Mais je pense que le film en question devrait recevoir nombre de statuettes.
Explications : nombreux sont les spectateurs et les critiques de cinéma qui soulignent qu’un des points forts du cinéma français, c’est son extrême diversité. Le pays de Molière et de Renoir a su produire l’an dernier des films aussi divers que « Mais qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ? », dans la grande tradition du comique français basé sur des personnages que tout sépare « Taken 3 », un film EuropaCorp (Luc Besson) qui a tout du blockbuster américain, mais qui est, financièrement parlant, une production française (tourné en partie en France), et…« Les combattants », film d’auteur pur jus.
Si je vous dis Thomas Cailley, le réalisateur du film, ou même Adèle Haenel, la bluffante actrice principale, vous n’allez pas tout de suite grimper aux rideaux. Mais ce qu’ils nous montrent là est assez stupéfiant, de la part d’un réalisateur dont c’est le premier long métrage, de la part d’une actrice dont les premiers films, à part « La naissance des pieuvres », n’ont pas dépassé une audience confidentielle.
De la part du metteur en scène (également auteur du scénario original) et de son actrice, il y a un engagement total, et une énorme prise du risque induite par un sujet « casse-gueule » au possible : le thème de la survie dans un monde futur supposé hostile, la virilité assumée d’une jeune fille confrontée, au départ à un garçon doux et sensible…et qui l’amène à faire avec elle un stage volontaire de survie organisé par l’Armée de Terre ! Pas vraiment des thèmes très fédérateurs. Mais justement, nous sommes tellement surpris par ce contexte, par cet univers,(alors que le film a été tourné dans les Landes, on se croirait dans « Délivrance ») que la mayonnaise prend, et que l’on sort de la séance étourdis, ayant eu l’impression d’avoir, le temps d’un film, étés très loin de nos univers habituels, de l’univers d’un cinéma commercial ronronnant.
Oui, c’est du cinéma gonflé, qui n’est certes pas fait pour plaire à tous les publics, mais qui va vous secouer les tripes, vous aérer la tête. Regardez bien vos programmes de cinéma à partir du mercredi 25 : cet OVNI va à nouveau, j’en suis sûr, revenir sur les écrans de la ville faites-lui fête !
Christian Seveillac

Date
Du 10/02/2015 au 25/02/2015
Mail
nadia@toulouseweb.com

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