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J - 95 : Et le jour fut...

Publié le 28 mai 2008 par Hervé Guillot

Euh non en fait c'est pas ce titre que j'aurais du mettre. Mais en relisant cet article je me suis remémoré que le 28 Mbits n'était pas là depuis le début.

Par extension, cela me rappelle ma première connexion à internet en 1996. Là, pour le coup, c'était du 56 kbits/s avec une connexion en RTC, plus de ligne téléphonique disponible en parallèle, une utilisation au compte goute pour éviter des prix exorbitants de facture téléphonique.

Je me rappelle très bien avoir acheté mon premier modem en Espagne car les prix étaient beaucoup plus abordable qu'en France. Cet achat je l'avais fait à mes frais sans le dire à mes parents. De retour en France je me connectais pour la première fois sur la toile par des offre comme "Worldonline". Puis vint le temps d'Aol et c'est là où je l'ai dit à mes parents. Je leur avais créé leur première adresse email sous Yahoo qui était à l'époque l'un des portails phares.

Mon premier pseudo sous Aol était "Maza". J'ai découvert l'année dernière que certains blogueurs actuel me parlaient déjà il y a 10 ans. Cela ne nous rajeunit pas. C'était l'époque des salons "Gay attitude" où tout le monde se faisait un plaisir de venir parler. Puis ces salons se sont transformés en lieu de drague et l'essence même qui faisait qu'on se connectait a disparu très rapidement.

Que des bons souvenirs. Aujourd'hui il serait impensable de vivre sans cette technologie. Personnellement, être déconnecté plus de 24h est assez difficile. Il faut dire que je suis tombé dedans étant petit...

Et maintenant ? Et bien nous sommes blasés de tout. Je trouve que le 28 Méga est beaucoup trop lent et espère que le 100 Méga arrivera rapidement dans mon immeuble. Et puis viendra le jour où l'on parlera du Giga. Bref...

Et pendant ce temps des millions de gens espèrent que quelqu'un viendra les aider suite à un ouragan... ou un tremblement de terre, ou que quelqu'un viendra donner à manger et à boire.

Le monde est ainsi fait. Les habitants des pays occidentaux sont perpétuellement mécontents de leur sort alors qu'ils ont tout et les habitants des pays en voix de développement ne se plaignent que peu et n'ont rien.

Cela me rappelle ce que disait Sœur Emmanuelle à son retour en France après des décennies à aider les pauvres : "Je préfère vivre avec ces gens qui ont encore la notion de la réalité. Ils ne se plaignent jamais et n'ont rien. A mon retour à Paris, les gens ont tout, se plaignent de tout et font toujours la gueule."

Alors au final, je devrais peut être, surement ? ne pas me soucier du "1024" de l'époque, encore moins du "28" d'aujourd'hui et regarder un peu plus la chance que j'ai eu de naitre dans ce beau pays qu'est la France.

Original post blogged on b2evolution.


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