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Critique Ciné : Projet Almanac, retour vers le futur

Publié le 24 février 2015 par Delromainzika @cabreakingnews

Projet Almanac // De Dean Israelite. Avec Amy Landecker, Sofia Black-D’Elia et Virginia Gardner.


La laideur de l’affiche aurait dû me mettre la puce à l’oreille mais la bande annonce m’avait donné envie de voir à quoi ce Chronicle des voyages dans le temps pouvait donner. Le résultat est assez indigeste. Projet Almanac aurait pourtant pu être un bon film car son traitement de l’adolescence est plutôt réussi, cela manque juste de profondeur, d’un bon casting et d’un scénario rythmé. Car l’on s’ennuie, notamment lors de la première demi-heure qui semble durer des heures. Je suppose que Jonathan Liebesman (Ninja Turtles) a été voir Michael Bay qui a produit son dernier film afin de lui présenter son cousin, Dean Israelite. Lors de cette rencontre je suppose qu’il lui a proposé l’idée d’un film de found-footage sur des adolescents qui voyagent dans le temps et sans trop attendre quoi que ce soit, Michael Bay a du signer un chèque en blanc. J’aurais été à la place du producteur, j’aurais juste été curieux de lire un script car le scénario est tout simplement d’une longueur abyssale. On ressent chaque minute qui passe comme si l’on avait voyagé nous aussi dans le temps et revécu encore et encore tout un tas de choses. L’un des rares atouts de Projet Almanac est sa façon de parler de l’adolescence. C’est très classique, déjà vu ailleurs, mais c’est assez soigné.

Et si vous aviez une seconde chance… Que feriez-vous ? Que changeriez-vous ? Jusqu'où iriez-vous ? Quatre adolescents font une découverte qui va changer leur vie : une machine aux possibilités infinies… mais aux conséquences parfois irréversibles. Serez-vous prêts à vivre et revivre l'expérience de votre vie ?

Ils auraient pu tomber dans les clichés du genre et pourtant, ce n’est jamais le cas. Le seul problème c’est l’histoire de science fiction qu’il y a en parallèle et qui ne fonctionne pas du tout. Le film de found-footage est quelque chose qui est aujourd’hui un peu dépassé à cause d’une surexploitation du genre. Pourtant, Projet Almanac n’en fait pas forcément un mauvais usage. Je retrouve un peu de ce qu’avait pu faire Chronicle dans sa façon de dépeindre l’univers des super-pouvoirs. Ici c’est différent puisque l’on nous parle de voyages dans le temps mais ce n’est pas le plus important. Le plus important est en effet complètement différent et la série exploite plutôt bien l’univers mais tout cela aurait pu être bien plus intéressant si seulement le scénario n’était pas aussi long à la détente. On passe à peu près une bonne demi-heure à faire encore et encore les mêmes choses, sans que le film ne parvienne à décoller. Dès que celui-ci tente de décoller, on a l’impression qu’il dure encore plus longtemps car rien n’est finalement très intéressant. Il y a des idées c’est certain mais Andrew Deutschman et Jason Pagan (qui seront responsables du prochain volet de la franchise Paranormal Activity) n’ont aucune idée d’où est-ce qu’ils vont.

Leur scénario tente alors de se mettre uniquement au service d’une pseudo mise en scène pas toujours inspirée. Il y a de bons moments mais ce n’est pas suffisant pour éveiller le spectateur qui plonge très rapidement dans une sorte de coma profond. Moi qui m’attendais à ce que le film prenne de l’ampleur après une introduction assez ratée, ce n’est jamais le cas. On reste toujours au même endroit (ou presque). Le projet de ce film est une sorte d’excuse pour parler des problèmes et des envies des adolescents. Il y a une morale à la fin mais qui manque aussi de simplicité. Disons qu’il aurait été intéressant de ne pas trop en faire à la fin pour dire que voyager dans le temps c’est une mauvaise idée et prendre le parti de faire l’inverse et de dire que peu importe ce qui se passe, les voyages dans le temps c’est cool. C’est ce que suggère plus ou moins la dernière image du film mais je ne pense pas que cela soit vraiment le cas. Reste alors le casting, globalement décevant. Je ne vais pas dire que ce sont les pires acteurs mais seule Sofia Black d’Elia en sorte vainqueur de cette aventure car Jonny Weston, le héros, manque cruellement de ce qui aurait pu le rendre un peu plus charismatique à mon humble avis.

Note : 1/10. En bref, je devrais arrêter de croire aux bande annonce mais je n’ai pas envie.


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