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La samaritaine

Publié le 27 février 2015 par Aelezig

La Samaritaine est un grand magasin situé à Paris entre la rue de Rivoli et la Seine au niveau du Pont Neuf. Fondée en 1870 par Ernest Cognacq, la Samaritaine a fermé en 2005 et ses bâtiments vont être réaménagés. La Samaritaine était le grand magasin parisien le plus important par sa taille. Ses bâtiments de style Art nouveau et Art déco sont l'œuvre des architectes Frantz Jourdain et Henri Sauvage ; le magasin principal est inscrit au titre des Monuments historiques.

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La Samaritaine était le nom d'une pompe à eau située sur le pont Neuf dont l'existence remontait à Henri IV. Elle fut reconstruite par Robert de Cotte entre 1712 et 1719, puis rénovée par Soufflot et Gabriel. Cette pompe était décorée d'une représentation de l’épisode évoquant la rencontre de Jésus et de la Samaritaine au Puits de Jacob (relaté dans l’Évangile selon Jean) sculptée par Bernard et René Frémin (1672-1744). Le tout était surmonté d'une horloge munie d'un jacquemart (personnage tapant dans une cloche), puis plus tard d'un carillon.

Avant de créer la Samaritaine, Ernest Cognacq aurait installé son échoppe dans une corbeille du pont Neuf à l'emplacement même de l'ancienne pompe, démolie en 1813.

La Samaritaine est fondée en 1870. Après avoir exercé divers métiers de vendeur pour un patron ou pour son propre compte, Ernest Cognacq ven dans une tente (un « parapluie rouge ») sur le Pont Neuf et s'entend avec le patron d'un petit café qu'il fréquente rue de la Monnaie pour louer, à partir du 21 mars 1870, sa salle annexe peu utilisée et en faire un petit commerce de nouveautés, A la Samaritaine. Le 1er avril suivant, la boutique s'agrandit déjà.

Ernest Cognacq épouse en janvier 1872 Marie-Louise Jay, ancienne première vendeuse du rayon des confections du Bon Marché, avec laquelle il dirigera désormais le magasin. Passant de 48 m2 en 1870 à plusieurs centaines de mètres carrés en 1874, le magasin prospère et s'agrandit progressivement, donnant naissance en 1900 aux Grands Magasins de La Samaritaine. S'inspirant des méthodes commerciales d'Aristide Boucicaut au Bon Marché, Ernest Cognacq organise son magasin en rayons gérés par des responsables autonomes. Par acquisition des bâtiments proches de sa boutique, Ernest Cognacq agrandit régulièrement son magasin, rachetant les immeubles voisins. Sous la direction de l'architecte Frantz Jourdain, les pâtés de maisons sont entièrement réaménagés ou reconstruits progressivement de 1883 à 1933.

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Quand Ernest Cognacq meurt en 1928, il est veuf depuis deux ans et n'a pas d'héritier direct qui puisse lui succéder. La direction du grand magasin est alors reprise par son petit neveu Gabriel Cognacq et par Georges Renand, tous deux formés à l'École des Hautes Etudes Commerciales de Paris. Gabriel Cognacq s'était rapproché du couple Cognacq-Jay depuis de nombreuses années et travaillait au service d'expéditions de la Samaritaine ; Georges Renand avait connu Gabriel Cognacq au front pendant la Première Guerre mondiale et était à la tête de l'organisme de crédit de la Samaritaine ainsi que responsable financier de la Fondation Cognacq-Jay. La Samaritaine poursuit son développement et deux nouveaux magasins sont ouverts côté rue de Rivoli au début des années 1930. Lorsque Gabriel Cognacq meurt en 1951, Georges Renand conserve la direction de la Samaritaine et y associe son fils Maurice.

La Samaritaine est alors le grand magasin parisien le plus important en surface de vente avec ses 48 000 m2, devançant de peu les Galeries Lafayette et Le Printemps. Son slogan publicitaire, appuyé d'une importante campagne publicitaire dans les années 1960, est resté dans la mémoire collective : « On trouve tout à La Samaritaine ».

À partir des années 1970, la prospérité commerciale de la Samaritaine décline lentement et, à partir de 1998, le grand magasin voit sa surface réduite, la Samaritaine louant les magasins 1 et 3 à d'autres enseignes. En 2001, la famille Renand doit céder la Samaritaine, devenue déficitaire, au groupe LVMH. Le grand magasin ferme ses portes en 2005, officiellement pour cause de mise en conformité des bâtiments aux normes modernes de sécurité, mais la fermeture s'avère définitive.

L'avenir

Un projet est présenté en juin 2008 par LVMH pour le réaménagement du site avec des bureaux, des commerces, un hôtel et quelques logements sociaux, pour une ouverture prévue en 2015.

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En vue de transformer le bâtiment, le dépôt d'un permis de construire est prévu courant 2011, le tout pour un montant de travaux de l'ordre de 400 millions d'euros. Les travaux devraient durer 27 mois, et être confiés à l'agence japonaise SANAA et l'agence française Édouard François.

Mais la destruction d’immeubles du XVIIe siècle du 2 au 6 rue Baillet en décembre 2013 malgré un recours juridique et celle en projet de la façade de 1852 du magasin 4 sur la rue de Rivoli sont contestées par des associations de défense du patrimoine architectural, Société pour la Protection des Paysages et de l'Esthétique de la France et SOS Paris. Le recours des opposants contre le permis de construire accordé au groupe LVMH en décembre 2012 est déclaré recevable le 24 février 2014 par le Conseil d'État mais ce recours n’étant pas suspensif, la façade de 1852 de la rue de Rivoli est détruite dans les jours suivant cette décision... Le permis de construire est annulé le 13 mai 2014 par le Tribunal Administratif de Paris, décision qui a été confirmée le 5 janvier 2015 par la Cour Administrative d'Appel de Paris : le projet présenté « ne correspond pas à l'obligation d'insertion de la construction projetée dans le tissu urbain environnant» selon la sentence de la Cour.

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D'après Wikipédia


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