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Le cannabis associé à la somnolence chez l'adolescent

Publié le 03 mars 2015 par Santelog @santelog

Le CANNABIS associé à la somnolence chez l'adolescent? – Journal of Clinical Sleep MedicineOn connaît l’effet somnolence du cannabis, mais cet effet narcolepsie est retrouvé bien après l’usage, régulier, chez 43% des jeunes positifs au cannabis, selon cette étude américaine. Les résultats, présentés dans le Journal of Clinical Sleep Medicine, engagent a minima, à pratiquer un test d’urine chez les jeunes, avant tout diagnostic de narcolepsie !

Les chercheurs du Nationwide Children’s Hospital ont centré au départ leur étude autour du diagnostic de la narcolepsie. Ce diagnostic est habituellement posé après une évaluation clinique pour la somnolence diurne excessive et un test itératif de latence d’endormissement (TILE ou Multiple sleep latency test -MSLT) -comprenant une série de 5 siestes à deux heures d’intervalle, la première sieste débutant à environ 10 heures le matin-. Cependant, de précédentes études ont montré que différentes substances pouvaient affecter les résultats du test.

L’étude, menée auprès de 383 adolescents, passant ce test TILE, constate que si aucun jeune de moins de 13 ans n’était positif au cannabis, 43% des participants plus âgés, positifs par test d’urine au cannabis, obtiennent effectivement des résultats aux tests compatibles avec la narcolepsie ou des anomalies du sommeil paradoxal. Précisément,

·   10% des tests de dépistage d’urine étaient positifs, 14 pour le THC et 24 pour d’autres drogues,

·   Parmi les patients positifs au THC

-   43% présentent des résultats aux tests compatibles avec le diagnostic de narcolepsie

-   0% compatibles avec le diagnostic d’hypersomnie idiopathique,

-   29% avec d’autres diagnostics,

-   28% obtiennent des résultats normaux aux tests.

·   Chez les patients négatifs,

-   24% seulement présentent des résultats aux tests compatibles avec le diagnostic de narcolepsie,

-   20% compatibles avec le diagnostic d’hypersomnie idiopathique,

-   6% avec d’autres diagnostics,

-   50% obtiennent des résultats normaux aux tests.

·   Les résultats sont encore différents chez les patients contrôlés positifs à d’autres substances.

·   Enfin, les patients positifs au THC présentaient plusieurs périodes de sommeil paradoxal initiant les épisodes de sommeil (SOREM : Sleep Onset REM periods).

Ensuite, la plupart des jeunes positifs au cannabis ont été inscrits à un programme d’abandon du cannabis et ne sont pas revenus ensuite pour symptômes de somnolence diurne…

2 conclusions, donc:

·   L’usage du cannabis est chez près de 50% des usagers réguliers associé à une somnolence diurne excessive

·   Une analyse d’urine négative aux drogues est un élément important de l’évaluation clinique nécessaire au diagnostic et à la prescription d’un traitement pour narcolepsie chez l’adolescent.

 

Source:Journal of Clinical Sleep Medicine Feb 2015 10.5664/jcsm.4448Urine Toxicology Screen in Multiple Sleep Latency Test: The Correlation of Positive Tetrahydrocannabinol, Drug Negative Patients, and Narcolepsy (Visuel@© photopitu – Fotolia.com)


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