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Vidisha

Publié le 02 mars 2015 par Bijoliane2

Vidisha n’est pas une ville « branchée ». Pas de wifi, d’internet, de cyber café. Déjà la seule occidentale dans le train entre Aurangabad et Bhopal, je me retrouve quasiment seule dans le wagon indiqué FC sur mon billet et où j’ai mis quelque temps pour me rendre compte que cela signifiait "première classe". La différence entre la première et la seconde classe, c’est le prix. En seconde on s’entasse, en première on prend ses aises.

Vidisha

tranquille dans mon compartiement de première classe !

Arrivée à 9 heures du matin à Vidisha, je cherche un hôtel près de la gare. Un rickshaw m’emmène en voir un mais qui est en réparation. Et là il me laisse tomber en me demandant quand même 20 roupies pour les 200 mètres parcourus. Les hôtels suivants refusent de me donner une chambre, visiblement recevoir une étrangère c’est aussi beaucoup de paperasse et ils n’ont je suppose qu’un niveau de chambre inacceptable pour une occidentale. J’arrive finalement dans celui où j’aurai dû aller tout de suite tellement le panneau d’affichage en face de la gare était grand.

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Je n'aurai pas dû chercher plus loin.. C'était cet hôtel qu'il me fallait !

Belle grande chambre, vaste et claire donnant sur la rue animée par les marchés aux légumes et aux fruits. Et vraiment animés encore à 22 h 30 pour réussir à vendre le dernier kilo d’oignons et le reste de choux-fleurs. Beau grand prix aussi plus cher qu’à Delhi… Faut pas pousser ! J’arrive à faire baisser le prix à mille roupies mais si je veux moins cher j’aurai une chambre sans lumière du jour. Choisissons donc toujours plus de clarté, même s’il faut la payer !

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les fruits et légumes sous mes fenêtres...

Petit tour dans la ville, le fort qui surplombe est fermé le lundi, sinon ouvre de 10 h à 17 h. On y a une belle vue panoramique et on y trouve un tombeau musulman et un petit temple hindou à Durga. 
Sinon, rien de spécial. Comme partout ça klaxonne, comme partout il y a des vaches dans la rue qui essaient de happer au passage quelques légumes avant de se faire sortir à coup de bâton. 

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c'est toujours amusant de voir comment les vaches perturbent la circulation !

Les boutiques sont installées par corporation ou type de métiers et dans la rue suivante il y a tout pour le bâtiment, réparer sa maison, installer ses toilettes. Pratiques ces regroupements pour comparer, choisir et faire ses achats groupés.

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au passage à niveau, tous types de véhicules

J’arrive au passage à niveau, fermé. Une des caractéristiques indiennes est de vouloir passer là où on ne peut pas, là où c’est interdit (comme en sens inverse sur l’autoroute, c’est d’un banal ici !), là où c’est dangereux, et c’est souvent les trois à la fois. Bref, ne jamais prendre le temps d’attendre. Cela donne un spectacle assez ahurissant de contorsionnistes qui veulent à tout prix passer sous la barrière du passage à niveau avec leur moto, leur vélo, leur scooter, leur charrette de légumes. Et c’est pour cela que les locomotives arrivent dans les villes avec leurs longs rugissements qui semblent dire : j’arrive, poussez vous vite !

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le respect des passages à niveau fermés en Inde...

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et la traversée des voies dans les gares au lieu de prendre la passerelle...

A la gare, je regarde avec attention une vidéo qui présente la dernière nouveauté écologique : la bio toilette dans les trains (mais lesquels, et quand ?). Du coup d’autres personnes regardent aussi, c’est bien. La prévention est vraiment obligatoire pour ces nouvelles toilettes car on jette tout dans les actuelles du fait que le trou donne direct sur les voies, comme nos trains d’avant (oui, quand j’étais petite c’était pareil !). Les bio toilettes ont un bac de récupération, donc plus de saletés sur les voies ou qui reste accrochées au train, et ça se recycle. Encore mieux que dans les avions.Un bon point pour ces nouvelles toilettes écologiques mais l’autre nuit, dans le train, j’arrive juste au moment où l’employé ouvrait la portière pour balancer sur les voies tout le contenu de la poubelle qui débordait. Mon air horrifié ne l’a pas intimidé le moins du monde ! On peut se dire qu’après chacun va y retrouver ses petits : les vaches et les cochons pour les ordures, les enfants pour les plastiques et papiers à recycler qui leur font gagner quelques roupies. Là aussi, trouver de grands sacs poubelles qui seraient recyclés seraient une bonne idée.Dans l’après-midi, promenade en rickshaw à 11 km visiter les grottes de Udayagiri. Toutes petites celles-ci, quelques jolies sculptures, même époque qu’Ajanta, de toute façon les bouddhistes étaient dans toute la région et le grand stupa de Sanchi est tout à côté.

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promenade au-dessus des grottes pour la vue sur la campagne avant
quelques gouttes de pluie

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Une des grottes avec le taureau Nandi le véhicule de Shiva

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Un extraordinaire Shiva lingam avec une tête de femme

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belles sculptures sur les montants des portes

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les grottes sont petites et fermées à clé pour les protéger

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Une grande statue de Vishnu couché sur le cobra

On retrouve les mêmes sculptures, le sanglier avatar de Vishnou et la déesse, mais ici le regard est moins concupiscent qu’à Ellora dans la grotte 14.

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dans les grottes d'Udayagiri

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et le regard dévorant de l'avatar de Vishnou dans la grotte 14 d'Ellora...!

 Il tombe quelques gouttes de pluie, le rickshaw qui m’a amené n’a pas envie que je prenne le temps de me promener, donc ce sera sans regret car je n’ai rien prévu pour me protéger. Il me propose de continuer la découverte par le pilier de Khambaba. Des inscriptions en brahmi et en prakrit langages très anciens indiquent que ce pilier a été érigé en l’honneur de Garuda, en hommage au dieu Vishnou, par Heliodoros, un Grec habitant Taxila et qui était venu en Inde centrale à la cour du roi Bhagabhadra en tant qu’ambassadeur d’Antiacidas, un roi du Penjab. La colonne est datée de 150 ans avant JC. Il existait effectivement un temple à Vishnou près de la colonne, quatre siècles avant JC.

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le pilier khambaba


Retour à l’hôtel en espérant le soleil demain pour Sanchi.

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