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Il n’y a rien de mieux que le lait maternel !

Publié le 13 mars 2015 par Espritphyto

La nature faisant bien les choses, le lait de vache est beaucoup plus adapté au veau qu’à l’être humain.

La première année de vie, le veau va grossir dix fois plus vite mais le nourrisson verra son cerveau se développer plus rapidement. Leurs besoins en calories et en micronutriments sont donc très différents. L’allaitement maternel est sans aucun doute, l’alimentation idéale du nouveau-né, au moins dans ses quatre premiers mois de vie.

Un lait adapté à un organisme tout neuf

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Un bébé qui vient de naître présente une particularité : son intestin n’est pas totalement étanche. Cette muqueuse intestinale trop perméable va laisser passer des grosses protéines qui n’auraient pas dû arriver dans le sang de l’enfant. Le système immunitaire va alors réagir contre ces grosses molécules et fabriquer des anticorps. Quand un bébé est nourrit avec des dérivés de lait de vache, son système immunitaire risque de fabriquer des anticorps contre cet aliment « étranger » et par la suite, il pourra devenir intolérant, voire allergique aux dérivés du lait de vache. Le lait maternel réduit ce risque au maximum car une fois sevré, l’être humain ne le rencontreras plus jamais. Par ailleurs, il est mieux adapté à l’intestin et au rein du bébé qui sont encore immatures à la naissance. Et bien sûr, les premiers jours de l’allaitement apportent ce fameux, colostrum qui contient des anticorps permettant au bébé de mieux se défendre dans ses premiers mois de vie.

Nouri au sein, une santé de fer

D’après les nombreuses études réalisées sur l’alimentation de l’enfant, l’allaitement semble protéger des morts subites du nourrisson. Lorsque l’enfant est gardé au sein au mois six mois, la prévalence des maladies infectieuses et respiratoires est nettement diminuée.

L’allaiter pour favoriser son développement

Allaitement
L’allaitement est une chose délicate. Dans notre société moderne, il est fréquent que la jeune maman ne sache pas ou ne puisse pas allaiter. Son médecin est là pour lui faire comprendre les avantages de l’allaitement et la conseiller pour que cette période se passe au mieux. Au-delà du plaisir qu’ils peuvent y prendre, il est prouvé que le contact prolongé ente le bébé et sa maman au cours de l’allaitement permet un meilleur développement psychomoteur et limite l’apparition de plusieurs maladies. En revanche, l’allaitement ne protège pas de l’obésité et rend parfois les enfants trop dépendants de leur mère. Allaiter ne dispense pas d’une attention particulière dans l’éducation et l’alimentation futures de l’enfant.

Quand l’allaitement n’est pas une option

Quand l’allaitement n’est pas possible ou pas désiré, il est inutile d’insister outre-mesure. Cela finit par culpabiliser inutilement la mère et un allaitement non désiré peut-être moins bien vécu par le bébé et finalement moins profitable qu’une alimentation au biberon bien conduite. Nourrir son nouveau-né au biberon n’est pas une catastrophe. Il faut bien choisir le lait en fonction des antécédents familiaux, en particulier d’allergie et changer de lait si on s’aperçoit que l’enfant le tolère mal.

Le lait maternel, lait de vache : rien à voir !

Le lait de vache entre la fabrication de la plupart des laits artificiels pour nourrissons. mais sa composition est loin d’être adaptée au bébé.

Entre le lait de vache et le lait maternel, c’est le jeu des différences. Et elles ne sont pas difficiles à découvrir :

- Différences importantes en quantité et en répartition des protéines;

- Graisses identiques en quantité mais très différentes en qualité;

- Très forte minéralisation du lait de vache par rapport au lait maternel;

- Certains constituants du lait maternel sont totalement absents du lait de vache.

Il dormira comme un ange

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Les graisses sont constituées d’éléments appelés acides gras. L’un de ces acides gras, le DHA (acide docosahexaénoïque) est présent dans le lait maternel. Il a montré son rôle dans la qualité du sommeil, dans le développement  du cerveau et de la vision du bébé. Pour avoir du DHA dans son lait, la maman doit consommer régulièrement de l’huile de colza, des noix et du poisson gras (hareng, maquereau, saumon, sardine), en évitant les cuissons trop agressives qui dénaturent le DHA. Certains laits artificiels contiennent du DHA.

Impossible de copier la nature

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Les industriels peuvent enlever des protéines et des minéraux pour se rapprocher du lait humain mais ils ne peuvent pas ajouter toutes les molécules qui manquent. Le lait maternel contient 60 % de protéines solubles, dont certaines ont des propriétés importantes comme la lacto-transferrine qui favorise l’absorption du fer. Il est impossible d’ajouter ces protéines particulières dans les laits industriels. Inversement, le lait de vache contient des protéines appelées bêta-lactoglobulines qui donnent fréquemment des allergies. Même les laits hypoallergéniques contiennent encore des traces de ces protéines.

Pour tenter de s’approcher du profil lipidique du lait humain, c’est-à-dire de sa teneur en graisses, les fabricants ajoutent des huiles végétales sans jamais pouvoir atteindre l’équilibre idéal du lait maternel. Pour ce faire, ils enlèvent totalement le cholestérol. Pourtant le lait humain en contient 3 fois plus que le lait de vache, mais la peur du cholestérol amène les laboratoires à vouloir faire mieux que la nature, oubliant au passage que les enfants ont absolument besoin de cette graisse pour fabriquer leurs cellules, synthétiser des hormones et les sels biliaires.

Pour finir, le lait humain contient 15 % d’oligosaccharides (des sucres très particuliers) importants pour la santé de l’enfant et que les industriels ne sent pas reproduire. Ils participent entre autre à la croissance cérébrale et à l’équilibre de la flore intestinale. On comprend mieux, en étudiant simplement ces compositions, que l’allaitement est très supérieur aux laits artificiels et qu’il doit être favorisé dans la mesure du possible.

Jamais qu’une pâle copie !

Certaines propriétés du lait humain ne peuvent pas être copiées par les industriels. Ainsi, le fer contenu dans le lait maternel est absorbé à plus de 40 % grâce à une lacto-transferrine alors que le fer du lait de vache est absorbé seulement à 10 %.


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