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2015, 70e anniversaire de la libération des camps nazis

Par Roger Garaudy A Contre-Nuit


Ce chant a été écrit dans un des premiers camps de concentration situés en Allemagne.Intitulé « Das Lied der Moorsoldaten » (traduit en français sous le titre de « chant des Marais »), iltraduit la plainte des antifascistes et des juifs, premiers internés dans ces camps.Pendant longtemps les auteurs de ce chant nous furent inconnus, mais dans un bulletin d’avril1977, l’Amicale de Mauthausenindique que ce chant est né au camp de Bögermoor en juillet-août1933. Le texte primitif fut écrit par Johann Esser, il fut ensuite remanié par Wolfgang Lanhoff ; cepoème avait alors pour nom « Bögermoorlied ». C’est un autre détenu, Rudi Goguel qui en composala musique.Par la suite des détenus d’autres nationalités l’adoptèrent, c’est alors qu’il connut desvariantes dans les paroles et les adaptations musicales.
(Version éditée en 1946)   (Version actuelle)Loin vers l’infini s’étendent      Loin dans l’infini s’étendentDes grands prés marécageux      Les grands prés marécageuxPas un seul oiseau ne chante     Pas un seul oiseau ne chanteDans les arbres secs et creux.    Dans les arbres secs et creux.Oh ! terre de détresse   Oh ! terre de détresseOù nous devons sans cesse   Où nous devons sans cessePiocher !   Piocher. Piocher.
Dans ce camp sinistre et sauvage,    Dans ce camp morne et sauvageEntouré de murs de fer   Entouré de murs de ferIl nous semble vivre en cage       Il nous semble vivre en cageAu milieu d’un grand désert.     Au milieu d’un grand désert.Oh ! terre de détresse   Oh ! terre de détresseOù nous devons sans cesse      Où nous devons sans cessePiocher !   Piocher. Piocher.
Bruits des pas et bruit des armes   Bruit de chaînes, bruit des armesSentinelles jour et nuit   Sentinelles jour et nuitEt du sang, des cris, des larmes,   Et quitter peur, et larmesLa mort pour celui qui fuit.   La mort pour celui qui fuit.Oh ! terre de détresse     Oh ! terre de détresseOù nous devons sans cesse   Où nous devons sans cessePiocher !   Piocher. Piocher.
Mais un jour de notre vie   Mais un jour dans notre vieLe printemps refleurira     Le printemps refleuriraLiberté, liberté chérie,   Libre alors dans ma patrieJe dirai : tu es à moi.   Je dirai tu es à moi.Oh ! terre enfin libre,   Oh ! terre d'allégresseOù nous pourrons revivre,     Où nous pourrons sans cesse (bis)Aimer !     Aimer - Aimer.
A signaler parmi les initiatives pour ce 70e anniversaire 
celle-ci qui implique directement des enfants dans un projet associant lecture, musique et chant:
Lecture-concert de Billom (Puy-de-Dôme) le 20 mars
(cliquer sur le lien pour plus de détails)

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