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INFECTIONS PARASITAIRES: Tuer le ver via son propre génome – Nature Genetics

Publié le 15 mars 2015 par Santelog @santelog

INFECTIONS PARASITAIRES: Tuer le ver via son propre génome – Nature GeneticsLe secret d’un traitement efficace des infections parasitaires pourrait se cacher dans le propre code génétique du parasite, suggère cette recherche du California Institute of Technology (Caltech) par séquençage et analyse du génome de l’ankylostome Ancylostoma ceylanicum, un ver parasite bien connu pour entraîner une maladie parasitaire de l’intestin. Ces travaux, présentés dans la revue Nature Genetics, fournissent des indices précieux pour de futurs traitements ou vaccins antiparasitaires.

Les ankylostomes, des vers parasites minuscules infectent près d’un demi-milliard de personnes dans le monde, entraînant des problèmes de santé de troubles gastro-intestinaux à la déficience cognitive et au retard de croissance chez les enfants.

INFECTIONS PARASITAIRES: Tuer le ver via son propre génome – Nature Genetics
Thomas Hunt Morgan, professeur de biologie et son équipe de Caltech rappellent que déjà, l’accès à l’eau potable et l’assainissement pour les régions les plus touchées permettraient de prévenir une grande partie des infections liées aux ankylostomes et à un certain nombre d’autres parasites. Si des médicaments ont été développés pour traiter les infections à ankylostome, ces parasites ont commencé à développer une résistance. Alors, dans le cadre de leur quête de nouveaux médicaments efficaces, les chercheurs ont étudié le génome d’une espèce d’ankylostome appelés Ancylostoma ceylanicum, un parasite qui infecte également certaines espèces de rongeurs.

Les résultats du séquençage révèlent que, bien que le génome de A. ceylanicum soit d’environ 10% de la taille du génome humain, il code en fait au moins pour 30% de plus de gènes, soit environ 30.000 au total vs environ 20.000 à 23.000 dans le génome humain. Toutefois, parmi ces 30.000 gènes, les plus importants, ici, sont ceux, activés lorsque le parasite infecte son hôte.

C’est donc sur ces gènes actifs, que les chercheurs se sont attardés. Plus précisément, ils ont examiné l’ARN généré dans un ver A. ceylanicum au cours de l’infection. A partir de cet ARN, l’équipe a trouvé plus de 900 gènes activés que lorsque le ver infecte son hôte, dont 90 qui appartiennent à une famille encore jamais caractérisée de protéines, les activation-associated secreted protein related genes, ou ASPRs. Cette nouvelle famille de protéines semble unique aux vers parasites et liée au processus d’infection. Le ver sécrète ces protéines ASPRs au début de l’infection, pour bloquer la réponse immunitaire initiale de l’hôte,empêcher le sang de l’hôte de coaguler et s’assurer ainsi une source intarissable de nourriture…

Un médicament qui puisse cibler et détruire ces protéines pourrait donc lutter contre le parasite. Mais il faudrait que ce médicament cible simultanément ces 90 ASPRs. Là est la difficulté.  » Une infection parasitaire est un équilibre entre les parasites qui essaient de bloquer le système immunitaire et l’hôte qui tente d’attaquer le parasite. Cette analyse du génome apporte déjà quelques indices qui peuvent permettre aux scientifiques de modifier cet équilibre en faveur de l’hôte « .

Source: Nature Genetics 2 March, 2015 doi:10.1038/ng.3237 The genome and transcriptome of the zoonotic hookworm Ancylostoma ceylanicum identify infection-specific gene families (Visuel “Infection à 19 jours par Ancylostoma ceylanicum@ Yan Hu/Aroian Lab/UC San Diego)

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Lire aussi: VERS parasites: Découverte d’un composant clé du mucus qui sait les expulser -


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