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Exposition liu bolin – galerie paris-beijing

Par Agd Mag

La Galerie Paris-Beijing est heureuse d’accueillir Liu Bolin à Paris pour une nouvelle exposition personnelle qui sera entièrement consacrée à ses dernières créations et œuvres inédites. Et autant vous dire qu’on a littéralement sauté de joie quand on a vu ça. En 1 phrase, oui vulgarisons un peu, Liu Bolin est le maître incontesté du camouflage / body paiting mais avec une vision très contemporaine et souvent très engagée.

Artiste mondialement connu et reconnu pour sa série de photo–performances de camouflage Hiding in the City que vous pourrez retourver ci-dessous, Liu Bolin fait découvrir en exclusivité au public parisien des images créées à Paris et en Chine au cours des deux dernières années.

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De plus, l’exposition dévoilera pour la première fois les « secrets de fabrication » des étonnantes performances de l’artiste en recréant le scénario de l’œuvre Hiding in the City – Wall, réalisée à Paris en 2013, en collaboration avec l’artiste Rero. Pour cette photographie, le mur ayant servi de fond pour le camouflage de Liu Bolin est un extrait de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme au sujet de la liberté d‘expression. Les mots de l’extrait sont rayés d’une ligne, selon la marque de l’artiste français. Ce mur est installé dans la galerie, ainsi qu’une vidéo du making of et le costume recouvert de peinture porté par Liu Bolin lors de la performance.

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Les œuvres Pharmacy, Meat Factory (Paris, 2013) et Cancer Village (Chine, 2014) représentent une réflexion perçante des conséquences de certaines industries sur l’environnement et sur notre santé. Dans Cancer Village, Liu Bolin a demandé à des habitants d’un village de la province du Shandong hautement pollué de poser dans un champ de blé pour y disparaître (voir photo de l’article). À l’horizon on reconnaît l’usine chimique coupable des maladies qui atteignent leurs vies. C’est la première image de la série Target, dans laquelle plusieurs personnages se camouflent dans les décors choisis par Liu Bolin, qui dirige la création des œuvres de leur conception à leur réalisation.

La nouvelle série Target – Chinese Fans est composée d’œuvres complexes et très poétiques où interviennent des médiums artistiques différents et des sources d’inspiration diverses. Il y a dans ces œuvres une superposition des courants artistiques et philosophiques d’Orient et d’Occident : de nombreux figurants posent en imitant les postures typiques de certaines peintures de la Renaissance et, grâce au body painting que Liu Bolin pratique sur leur corps, ils créent des paysages chinois traditionnels qui rappellent les Shanshui sur les éventails d’époque Yuan ou Ming. Ces deux langages artistiques si lointains se fondent pour représenter la rencontre de deux grandes traditions de pensée : le concept humaniste de l’homme au centre du monde et la recherche taoïste de l’harmonie entre l’homme et la nature.
Les photographies Target – Chinese Fans sont tirées dans des grands formats de presque deux mètres de largeur et sont retro-éclairées par des light box.

L’exposition montrera aussi les sculptures les plus récentes de Liu Bolin, parmi lesquelles Fist, œuvre en acier de plus d’un mètre de haut, qui avait déjà séduit le public parisien au printemps dernier, quand il avait été installé sur le parvis du Grand Palais en sa version monumentale. La sculpture représente le poing gauche de l’artiste gravé du slogan de propagande actuel de la ville de Pékin, le Beijing Spirit : Patriotisme, 创新 Innovation, 包容 Intégration et 功德 Vertu. Ce poing, tourné vers le bas, s’oppose au symbole révolutionnaire du poing dressé vers le ciel et représente peut-être la fin d’une époque.

Bolin

Dans les sculptures Magazines, la tête de Liu Bolin semble surgir des unes des journaux du monde, alors que dans Security Check sa silhouette, les mains levées en signe de reddition, y est entièrement recouverte. On y retrouve des thèmes récurrents dans l’œuvre de Liu Bolin et des sujets qui lui tiennent à cœur depuis les débuts de sa carrière : la liberté de penser par soi-même et de s’exprimer avec son propre langage sans plus se résigner ou craindre la force persuasive de la propagande, ni l’obscurantisme de la censure.

Un événement à ne manquer sous aucun pretexte par conséquent. Rdv pour l’opening de son exposition Jeudi dès 18h à la Galerie Paris Beijing qui se trouve au 62 rue de Turbigo dans le 3ème arrondissement de Paris.

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