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Où le Sushi survit à deux attentats - Drame en deux parties - Première partie

Publié le 30 mai 2008 par Sushidepressif

La dépression du Sushi le rend stoïque. Le Sushi n’a jamais cherché le lien de cause à effet, cela lui convient. De plus, il trouve que le mot “stoïque” est un mot charmant. Ce sont sûrement les trémas qui lui donnent ce charme si particulier. Le Sushi stoïque est tel un canard dans la tourmente, tout lui glisse dessus. Mais parfois…

La journée commençait calmement, la Flemmarde semblait muette (fait assez exceptionnel pour être souligné) le travail ne manquait pas et le temps était suffisamment déprimant pour que le Sushi se sente comme un canard dans une bassine. Mais les journées qui commencent calmement sont les plus fourbes.

Alors qu’il se livrait à son exercice physique habituel - à savoir la traversée de bureau en fauteuil à roulettes sur moquette - le Sushi eut soudain la désagréable impression que son matériel le lâchait. Ce n’était pas qu’une impression.

Pour pratiquer la traversée de bureau en fauteuil à roulettes sur moquette, un minimum de technique est indispensable. Sinon, c’est la blessure assurée. Il est par exemple impératif de se déplacer vers l’arrière, en se propulsant grâce à de très techniques plantés de talons. Une fois le talon planté, il faut doser la poussée, sans quoi on peut très vite dépasser la vitesse maximale autorisée par le véhicule, ce qui techniquement se traduit par un renversement dudit véhicule.

La distance à parcourir ce jour-là étant minime, le Sushi commit une erreur de débutant: il tenta d’avancer en marche avant. Un stagiaire recruté depuis 3 jours vous dirait lui-même que cette technique, en plus d’être épuisante, peut être mortelle pour les dents et l’amour propre. Mais n’oublions pas que la journée était calme et que le Sushi n’était donc pas dans son état de stress habituel. Il baissa donc sa garde. Et ce qui devait arriver arriva.

Le Sushi planta ses talons dans la moquette. Il visa son bureau. Il donna une violente poussée vers l’avant. Son fauteuil bougea de quelques centimètres puis s’immobilisa. Le séant du Sushi, propulsé par la poussée initiale, poursuivit sa progression vers l’avant. Le Sushi eu le réflexe salvateur de tendre un bras avant de s’écraser à quelques centimètres de son bureau, se retenant par une main. Il fit une rapide prière à Sainte Rita lui demandant un peu de clémence à l’atterrissage final. Et un peu de discrétion. Il ne bougea plus.

La réaction ne se fit pas attendre. Il entendit instantanément un vagissement sur sa droite. Puis un éclat de rire en face. Puis de multiples éclats de rire derrière.

Et la journée ne faisait que commencer…


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