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Critiques Séries : Gangland Undercover. Mini-series. BILAN.

Publié le 07 avril 2015 par Delromainzika @cabreakingnews

Gangland Undercover // Mini-series. 6 épisodes.
BILAN


History est connue depuis quelques années maintenant pour produire des fictions historiques racontant des faits qui se sont réellement déroulés. Alors, on peut bien évidemment remettre en cause leur stratégie étant donné qu’ils produisent Vikings (qui n’est basée que sur des éléments assez subjectifs) et qu’ils ont refusé de diffuser The Kennedys qu’ils avaient produit soi-disant car ce n’était pas fidèle d’un point de vue purement historique (la mini-série était de toute façon catastrophique). En tout cas, j’apprécie le fait que History tente de nous raconter des tas d’histoires différentes car en plus de ça, elle nous permet de découvrir des points de vue divers et variés sur l’Histoire. Pour ce qui est de Gangland Undercover, l’histoire est celle d’un ancien agent de l’ATF qui a infiltré un gang de motard pas très à cheval sur les lois. Gangland Undercover aurait donc pu être la version réelle de Sons of Anarchy sauf que pas du tout. Créée par Charles Falco, qui a écrit ses mémoires en 2013 sous le titre « Vagos, Mongols, and Outlaws : My Infiltration of America’s Deadliest Biker Gangs », Gangland Undercover est donc sensée être un récit très proche de la réalité. Le seul problème c’est que ce n’est pas vraiment passionnant. L’introduction de Gangland Undercover veut nous donner l’impression à chaque épisode que l’on suit les confessions d’un homme qui nous raconte son passé.

Cette série dramatique est un récit romancé de l'histoire de Charles Falco, qui a passé trois ans dans l'un des plus dangereux gangs de motards de l'Amérique, les Vagos.
Bien qu'à l'origine Falco a pris 20 ans de prison pour trafic de drogue, il a finalement évolué dans une quête de justice pour lui.
Gangland Undercover raconte la vie de motards hors la loi, qui vivent dans un monde où le respect se gagne par la peur.

Sur le papier c’est assez intéressant sauf que le résultat est tout de même sacrément douteux. La mise ne scène manque cruellement d’originalité et l’angle choisi est très différent de ce que j’avais pu imaginer. Après les six épisodes de Gangland Undercover, on apprend pas mal de choses sur l’infiltration de gangs sauf que ce n’est pas suffisamment pertinent dans le sens où Sons of Anarchy a déjà fait la plupart des choses racontées dans cette histoire… en mieux. History a eu une bonne idée en voulant adapter cette histoire car elle est assez sympathique mais uniquement sur le papier. Au casting, on ne retrouve pas vraiment de gens connus (Ari Cohen par exemple) mais ce n’est pas le plus important. Justement, je trouve que c’est une bonne idée que de nous avoir présenté les choses sous cet angle. Petit à petit, on passe par tous les poncifs du genre : la prison, la violence, les armes, les trafics en tout genre, les histoires d’amour, etc. Sauf que c’est justement le problème. Bien que je n’attendais rien de spécial de la part de Gangland Undercover, je trouve que la série n’a pas vraiment su prendre le tout dans le bon sens. Le bon sens aurait été de narrer cette histoire sans nous donner l’impression que l’on est face à un faux dodu-fiction.

Car le genre du docu-fiction, qui n’est pas bête, ne se prête pas vraiment à ce récit là. C’est rapidement ennuyeux, rapidement redondant, surtout que la narration de la série, avec cette voix off trop présente à mon goût, ne permet tout simplement pas de passer un bon moment et donne plutôt l’impression de voir une histoire qui veut absolument nous raconter les mêmes choses. D’épisodes en épisodes, bien que l’on passe souvent d’un lieu à l’autre, on n’a pas l’impression que les personnages grandissent et évoluent. Au contraire, on a l’impression que tout stagne alors que ce n’est pas vraiment le cas. Le problème vient de cette narration un peu trop pompeuse à mon goût. Parfois, quand on veut trop en faire, on se perd complètement et c’est malheureusement ce qui arrive à Gangland Undercover. Le personnage de Charles Falco, le héros de cette histoire, est peut-être ce qu’il y a de plus rasoir. C’est pourtant le héros de l’histoire mais ce n’est malheureusement pas le personnage le plus intéressant à mon goût. Finalement, je ne pense pas revenir de si tôt à Gangland Undercover car après avoir bouffé 6 épisodes de cette mini-série en 6 épisodes, je pense que j’ai finalement vu un mauvais résumé de Sons of Anarchy. Préférez donc la série de Kurt Sutter, elle est bien plus pertinente même si en grande partie inspirée de la fiction.

Note : 3/10. En bref, comme un mauvais résumé de Sons of Anarchy.


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