Magazine

J - 93 : Théo[rème]

Publié le 30 mai 2008 par Hervé Guillot

Mon pauvre petit chat Théo n'avait pas eu la chance de vivre bien longtemps. Ce chat, qui m'avait été offert par mon ex ne se plaisait pas du tout chez avec ? moi. Il était ma hantise.

Tous les soirs quand je rentrais, je n'avais qu'une appréhension : l'état dans lequel je retrouverais mon appartement. Et je peux vous dire que je n'avais que trop malheureusement une bonne surprise. A lui seul, il avait réussi à me détruire tout mon électroménager, ma machin à laver le linge et bien d'autres choses encore. Il était un cauchemar pour moi.

Mais j'avoue qu'une fois l'énervement passé, je l'aimais beaucoup. Je pense qu'avant d'atterrir chez moi, son éleveur ne devait pas forcément bien le traiter.

J'adorais quand je me couchais. En général je me positionnait le long du bord du lit. Lui arrivait dans le noir, sans un bruit, et venait me foutre une baffe et partait en courant. Il me le faisait 3 à 4 fois d'affilé. Puis, quand j'en avais marre, je me tournais et regardais le mur. Ne pouvant plus m'avoir, il changeait de tactique. Il montait par le pied du lit, en rampant. Je ne sais pas comment il faisait mais je ne le sentais pas arriver. Une fois qu'il était juste à coté de moi, il bondissait et retombait sur mon visage puis partait en courant. J'étais à chaque fois éclaté de rire. Bon j'avoue que parfois à 2 heures du matin je rigolais moyen.

Mon seul objectif était de le choper en flagrant délie histoire de lui montrer qui était le plus malin. Force était de constater qu'il l'était beaucoup plus que moi.

Mais malheureusement, nous avons du nous séparer. Je m'étais absenter pendant 10 jours en vacances et je l'avais laissé chez ma mère à la campagne. A mon retour, il ne voulait plus que je m'approche. J'avoue que cela m'a fait très bizarre. Je l'ai quand même ramené sur Paris. Mais là c'était pire que tout. Tchernobil à la maison tous les soirs. Je me suis donc décidé à le redonner à ma mère. Je précise que la maison maternelle possède plus de 2500 m² de terrain, qu'il y a plein d'autres chats et que tout au tour les champs sont un merveilleux terrain de chasse et de jeu. Entre 22 m² et ça, je comprends tout à fait qu'il ne voulait plus rentrer. Et puis finalement, ce fameux jour, il décédait.

Il aura eu une vie plutôt difficile dont j'en suis le principal responsable et dont je m'en suis senti coupable fort longtemps. J'aurais du me rendre à l'évidence que 22 m² n'était pas assez pour lui et j'aurais du essayer de trouver une solution plus rapidement.

Et pourquoi ce titre ? Et bien parce qu'il s'appelait Théo et que forcément je lui donnais tous les surnoms possible et inimaginables : Théo[rème], Théophile, Théo[dort]...

Il n'y a rien de pire pour moi que de rendre malheureux quelqu'un autour de moi. Oui je dis quelqu'un parce que, même s'il s'agit d'un animal, il doit être considéré au même titre que tout être humain. Il pense, il souffre, il vie...

Pour la route deux petites photos de lui.


Original post blogged on b2evolution.


Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :

A propos de l’auteur


Hervé Guillot 9 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte