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#LPJRenseignement : les acteurs de l’économie numérique rejoignent la contestation

Publié le 14 avril 2015 par Gédécé @lesechogaucho

#LPJRenseignement : les acteurs de l'économie numérique rejoignent la contestation

#LPJRenseignement : les acteurs de l’économie numérique rejoignent la contestationAprès les internautes, les accros aux réseaux sociaux (dont je suis), les sites spécialisés, les associations de défense des droits humains, les journalistes, les magistrats, et même la fédération des motards en colère, voilà que les acteurs du numérique se réveillent et se rebellent contre la surveillance généralisée d'internet, avec le site dédié et le hashtag #NiPigeonsNiEspions. Vu le contenu de la tribune que de nombreuses sociétés de ce secteur ont signée, peut-être que notre sympathique autocrate en chef ( Monsieur 5 %) y sera plus sensible ? Elle contient en effet des arguments qui pourrait faire mouche, compte-tenu de son idéologie personnelle, comme le retour de la croassance :

Nous, acteurs du numérique français,Sommes contre la surveillance généralisée d'Internet qui est inefficace et dangereuse.
  • inefficace : les personnes motivées utiliseront facilement des outils de chiffrement pour y échapper.
  • dangereuse pour la croissance : nos clients internationaux perdront confiance dans nos entreprises numériques.
    • Les hébergeurs français, qui connaissent une croissance de 30% par an, se verront obligés de délocaliser leurs datacenters et leurs emplois à l'étranger pour que leurs clients internationaux continuent à leur confier leurs précieuses informations.
    • Nos champions de l'internet des objets, véritables fers de lance, devront expliquer à leurs clients étrangers que l'objet connecté installé dans leur salon n'est pas un espion (alors qu'il le sera).
    • Les éditeurs de solutions SaaS devront convaincre leurs clients que non, malgré les dispositifs algorithmiques sous scellés (les " boites noires ") dans leur datacenter, ils n'ont pas à craindre l'espionnage industriel.
    • Les entreprises de conseils et service, alors que la France compte plusieurs acteurs internationaux, vont se retrouver décrédibilisées par cette exception sécuritaire française.
    • Les entreprises du numérique créent de l'emploi et sont le relais de croissance dont la France a besoin. Mettre Internet sous surveillance, c'est sacrifier l'avenir numérique de la France, ses emplois et sa contribution à l'économie française.
Mettre Internet massivement sous surveillance, c'est ouvrir la porte à un espionnage incontrôlable, sans aucune garantie de résultat pour notre sécurité.Mettre Internet massivement sous surveillance, c'est nous décrédibiliser vis-à-vis de nos clients et nous pousser à une délocalisation progressive pour continuer à offrir un service similaire à celui de nos concurrents internationaux.Mettre Internet massivement sous surveillance, c'est aussi sacrifier l'avenir numérique de la France, ses emplois et sa contribution à l'économie française.De ce fait, nous demandons une révision en profondeur du projet de loi sur le renseignement, à commencer par le retrait pur et simple du dispositif nous imposant l'installation des " boites noires ".Vous êtes un acteur du numérique français ? Signez cette déclaration et rejoignez nous sur la liste #niPigeonsNiEspions.

Alors, Messieurs Valls et Cazeneuve, on a toujours pas compris ? Cette loi n'est pas liberticide ? Continuez donc de nous prendre pour des cons.... Faut que ça cesse !

(sinon, y a aussi Guénolé qui propose une pétition là)

Post-Scriptum :. Si même un sarkozyste s'y met....

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