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Où le Sushi survit à deux attentats - Drame en deux parties - Seconde partie

Publié le 02 juin 2008 par Sushidepressif

Après sa prouesse tant sur le plan technique que sur le plan artistique, le Sushi se dit que son potentiel maximal de comique de situation avait été atteint pour la journée. Mais c’était sans compter sur son potentiel de comique de répétition.

Une fois l’heure du déjeuner arrivée, le Sushi rejoignit la Pile Electrique. La Pile Electrique travailla pendant un temps avec le Sushi, et ils sont restés en excellents termes, au point de déjeuner ensemble tous les midis. Il lui narra donc sa traversée épique et son dénouement heureux, n’omettant pas de préciser qu’il sentait que cette journée serait chargée en émotions. Il faut dire que parfois, le Sushi a des prémonitions.

Après s’être restauré, le Sushi et la Pile prirent l’ascenseur pour aller se chercher un café infect. Ils redescendirent ensuite au rez de chaussée. Ils passèrent des portes automatiques et se retrouvèrent dans le sas. Le Sushi tenait son café dans la main gauche (détail important). La Pile ouvrit le battant gauche de la double (et lourde) porte en verre. Elle sortit. Le Sushi commença à la suivre. La Pile lâcha la porte. Le Sushi eut soudain l’image de la porte dans sa figure. Dans un mouvement de défense désespéré, il tenta d’amortir le choc avec son coude gauche.

L’impact fut violent. Le Sushi ne parvint pas à l’amortir. Il vit au ralenti le café s’agiter dans le gobelet. Il fit un bon désespéré dehors en éloignant le gobelet en question de sa petite personne. Il poussa un cri bestial quand le café traversa sa chemise.

La pile se retourna, l’air étonné. “Quoi?” demanda-t-elle au Sushi. “AAAAaaaaahhhh Café chemise souffrance AAaaarrrghhhhh” parvint-il tout juste à articuler avant de rentrer en courant s’éponger à l’eau glacée.

Quand il revint siroter le reste de son café, la Pile avait fait le rapprochement entre le cri, la tasse, la chemise et la flaque devant la porte. Elle semblait toute confuse. Le Sushi la rassura tant qu’il le put dans ces circonstances douloureuses, il survivait. Et portait ce jour-là une chemise noire.


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