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Critiques Séries : The Last Man on Earth. Saison 1. BILAN.

Publié le 05 mai 2015 par Delromainzika @cabreakingnews

The Last Man on Earth // Saison 1. 13 épisodes.
BILAN


Succès (relatif) surprise de la saison pour FOX, cette comédie originale fonctionne particulièrement bien. Au fil des épisodes, on apprend à connaître Phil Miller et Carol Pilbasian. Mais rapidement, l’histoire va évoluer car si Carol et Phil semblent penser qu’ils sont les derniers sur Terre, apparaît alors Melissa de nulle part, incarnée par une January Jones méconnaissable. Celle que j’aime beaucoup sous les traits de Betty Draper dans Mad Men, apparaît ici radieuse et moderne comme jamais. Bien entendu, Phil est le héros de l’histoire et pense à certains moments qu’il n’est pas le seul homme sur Terre et surtout qu’il a droit à autre chose qu’une relation avec Carol. Carol n’est peut-être pas la plus belle femme sur Terre mais elle a un petit quelque chose qui va titiller petit à petit Phil et l’amener à comprendre que la relation qu’il a avec Carol est bien différente de celle que l’on aurait probablement pu imaginer. L’issue de cette première saison est d’ailleurs intéressante pour ce qu’elle impose pour la suite de la série. FOX a renouvelé la série pour une saison 2 il y a quelques mois déjà et j’ai hâte de voir ce qu’ils vont bien pouvoir nous réserver l’année prochaine. Car The Last Man on Earth est une comédie qui a énormément de potentiel pour sortir des sentiers battus. Bien évidemment que la saison a connu ses hauts (les deux premiers épisodes, « Dunk the Skunk » ou encore « Screw the Moon » le dernier épisode de la saison) mais aussi ses bas (« The Do Over »).

Cependant, cette saison est découpée de façon assez intelligente. Elle se permet de développer les personnages et plus que les personnages. La personnalité de chacun est vraiment creusée. Dans un premier temps car Phil, qui pense être le seul homme sur Terre, est quelqu’un d’arrogant, qui n’a pas froid aux yeux, surtout quand il s’agit de se moquer de tous les principes. Il ne veut pas s’arrêter aux stops, il ne veut rien respecter de ce qui était auparavant dans l’ordre établi. Mais c’est ce qui rend aussi The Last Man on Earth aussi originale et donc passionnante à mon goût. Phil est un homme qui est dans un premier temps tout ce qu’il y a de plus cliché chez un homme : perfide, obsédé sexuellement par l’idée de coucher avec une belle femme (et notamment ici Melissa), etc. Mais combien de temps la série pouvait garder ce personnage dans cette direction ? Car petit à petit, The Last Man on Earth va nous faire comprendre que ce n’est pas qu’une comédie. C’est aussi une série beaucoup plus dramatique qu’elle n’en a l’air. C’est ambitieux de la part de FOX de nous proposer une telle série car elle a une volonté beaucoup plus proche de ce que HBO pourrait proposer par exemple. Il y a des vraies questions sur la société une fois que celle-ci n’a plus de règle, sur les relations entre les hommes et les femmes à une époque où tout est à reconstruire, etc.

C’est amusant car The Last Man on Earth sait très bien comment faire pour nous émouvoir. « Screw the Moon » fait donc partie de ces épisodes solides que la série maîtrise du début à la fin, mettant Phil au fond d’un gouffre pendant que les autres personnages sont là soit pour tenter de le réanimer, soit pour l’enfoncer encore un peu plus. Il y a eu plusieurs occasions pour The Last Man on Earth de faire des choses différentes, notamment quand Phil rencontre une femme et une jeune femme et qu’il décide de dire qu’il ne connaît personne et d’oublier les personnages qu’il a pu rencontrer auparavant : Carol, Todd, Melissa, etc. Sauf que rapidement cela va changer, un épisode plus tard la série revient à ce qu’elle pouvait nous offrir de plus classique à ses débuts, à la différence près que Phil est devenu un paria. L’arrivée de Boris Kodjoe sous les traits de Phil Miller #2 est un autre point intéressant de The Last Man on Earth qui nous permet aussi de nous poser quelques questions (sans compter le Miller que l’on retrouve dans la base spatiale en guise de cliffangher). Je me demande si au fond cette série n’a pas une dénomination fantastique plus que réaliste. Après tout, cela reste une comédie de science fiction (ce qui est rare pour être signalé).

Mais dans sa façon d’exploiter l’univers de la science-fiction, The Last Man on Earth est très différente de bien d’autres séries, notamment Other Space (pour citer une des dernières comédies de ce genre et qui est à mon humble avis un véritable raté sur toute la ligne malgré toute la bonne volonté du créateur). Will Forte, créateur et acteur principal de The Last Man on Earth démontre toute l’étendue de son talent et même plus encore. La série parvient à être tirée dans tous les sens par un Will Forte et une Kristen Shaal particulièrement intéressante. L’arrivée de Jason Sudeikis à la fin de l’épisode, The Last Man in Space (permet là aussi de faire une confrontation intéressante entre l’espace et la Terre, et ce qui relie ces deux univers). La série a ses chances encore une fois, celles de devenir une grande série beaucoup plus impressionnante qu’elle ne veut bien nous le montrer. Comprenez donc mon envie insatiable de découvrir la suite de la série.

Note : 8/10. En bref, une comédie succulente et originale.


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