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Le gaucho, légende argentine

Publié le 05 mai 2015 par Podcastjournal @Podcast_Journal
Rédacteurs et stagiaires: cliquez sur cette barre pour vous connecter en back-office de la rédaction! - Lecteurs et contributeurs: inscrivez-vous / connectez-vous sur les liens à droite --> Les premiers gauchos étaient fils de pionniers, principalement andalous, qui se sont installés dans la région côtière de l'Argentine vers le milieu du 16e siècle. Contrairement aux pèlerins, ces colons sont arrivés dans le Nouveau Monde sans leurs femmes, et les mariages mixtes avec les indigènes, mais également les viols à leur encontre, étaient communs.

Les métis résultant de ses unions furent les premiers gauchos. Ce nom, censé être dérivé du mot indien huacho, signifie orphelin. En effet, ne faisant partie d'aucun des deux mondes, ils étaient aussi bien rejetés par les colons que par les indigènes.

De leurs ancêtres indiens, les gauchos auraient hérité leur amour de la liberté, leur méfiance envers la civilisation moderne et leur mépris pour la loi et l'ordre. De leur moitié andalouse, ils auraient hérité leur tendance nomade, leur impressionnante habilité hippique, et leur amour pour la poésie et la musique.

Par définition, le gaucho, personnage solitaire empreint de liberté, va où il le désire, il dresse lui même ses chevaux, se nourrit de sa propre chasse et ne répond à aucune autorité. Ses prouesses de cavalier sont légendaires, il est même comparé au mythologique Centaure, mi-homme mi-cheval, sa monture faisant partie intégrante de son être.

Il est reconnaissable par un style vestimentaire codé. Afin de profiter d'une certaine aisance à cheval, il porte un large pantalon appelé bombacha, son poncho en laine épaisse le protège des aléas de la météo, et sa boina, un chapeau mou, permet de l'identifier de loin. Il porte à son ceinturon un lasso qui l'aidera à capturer du bétail. Mais plus emblématique encore le faton, couteau précieux en prolongement de son bras, qu'il utilise fréquemment et de manière souvent violente.

La légende de ces cavaliers solitaires prend de l'ampleur durant la Guerre de l'Indépendance en Argentine. En effet, grâce à leurs connaissances aiguës de la pampa, les gauchos jouèrent un rôle clé dans la victoire de leur pays contre l'Espagne.

Après le conflit, ces cavaliers devinrent salariés et préposés à la garde de bétail. Renonçant à leur légendaire liberté en entrant dans le monde encadré du commerce et du travail, ces vagabonds sans lois ni maîtres mirent de côté leurs coutumes et disparurent peu à peu.

Néanmoins, de nos jours, le mythe du gaucho reste très fort en Argentine. Nombreuses manifestations et festivals lui rendent hommage et il subsiste toujours quelques hommes qui perpétuent scrupuleusement cet héritage culturel hautement respecté.

Symbole d'une mixité que se veut représentative de l'histoire argentine, le gaucho jouit en outre d'une aura d'insoumission et de liberté qui a contribué a inspirer de nombreux auteurs comme Ricardo Güraldes ou bien Eduardo Gutiérrez. Mais le plus célèbre gaucho reste Martín Fierro devenu symbole national. José Hernandez, l'auteur de ses aventures résumait ainsi le gaucho: "Son espoir est son courage, sa défense est sa prudence, son cheval est son salut et il passe les nuits sans sommeil avec pour seul protection le ciel et aucun autre ami que son couteau".


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