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Les récompenses individuelles dans les sports collectifs, des choix toujours justifiés ?

Publié le 05 mai 2015 par Playeur.co @playeurco

Comme un air de printemps, les terrasses se garnissent, les filles s’effeuillent pour le plus grand plaisir des yeux mais pas seulement. Les championnats internationaux vont pour la plupart accoucher de leurs champions. C’est la période où les meilleurs performeurs trusteront également les premières places des récompenses individuelles avec leurs lots de déçus. Leurs lots de « discutés » également. Il n’est pas une année où le résultat d’un trophée « best player » n’est pas mis en doute par la « subjectivité » chez certains commentateurs. Une impression que la récompense est parfois même jouée d’avance. Petit éclairage, sans prétention.

L’exemple du ballon d’or

Au petit jeu des lauréats discutés, trois ont plus particulièrement retenu notre attention. La victoire del capitano Fabio Cannavaro en 2006, celle de la puce argentine en 2010 et du crooner portugais en 2013. Les performances de Gigi Buffon, du génial Iniesta (ou de mon éternel favori, enfant de la Catalogne, Xavi) ou de Kaiser Franck ne justifiaient-elles pas tout autant de sacrer ces joueurs ? La « routourne  va tourner », selon l’expression consacrée, me direz-vous. Pas pour tout le monde. Généralement, nous attendons sans trop de surprise le sacre d’un « joueur à vocation offensive ». Nos parties à FM ne sont jamais venues contrecarrer cette idée reçue. A croire que nous ne pourrions pas comparer les performances d’un joueur de foot, sa régularité et son importance au sein d’un collectif, peu importe le poste occupé.

Sans réaliser un essai sur les critères retenus pour décerner ce type de récompenses, il faut bien avouer une forme d’opacité dans l’attribution de certains prix. Regardez, avant leur réunification, les lauréats du ballon d’or et du joueur FIFA de l’année. Jamais le même. Pas les mêmes votants me direz-vous? Je vous répondrai par l’absence d’impartialité de certains. Préférence nationale, affinités et même amitié… L’objectivité est souvent mise en péril. Le résultat final est dès lors nécessairement discuté à l’image du scrutin en 2013 où Franck Ribéry est le lauréat des journalistes sans pour autant accéder au graal.

L’histoire des clubs, leur poids économique et leur gouvernance ont également une influence sur le résultat final. Soyons clairs, voyez-vous, cette année, un parisien ne pas obtenir une récompense individuelle au détriment des pépites lyonnaises Lacazette et Fékir ? Une décision consensuelle réglera l’affaire, à Lacaz’ le titre de meilleur joueur de la Ligue 1, à Marquinhos celui de meilleur espoir. Pari tenté. De l’individuel teinté de collectif. Tout le monde y trouve son compte, tout le monde est content.

Nous ne sommes pas si éloignés de cette philosophie. Mais finalement, tout cela n’est pas si grave car dans le foot ces choix parfois discutés sont seulement le fait des récompenses individuelles et n’influent pas sur le résultat des compétitions. D’autres disciplines ne peuvent pas nécessairement s’en prévaloir. T’en dit quoi Nelson Monfort?

Le Sauvage, avec la contribution de l’indéboulonnable Jack’s.

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