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Les quatre de Baker Street (T6) L’homme du Yard

Publié le 13 mai 2015 par Un_amour_de_bd @un_mour_de_bd

Chronique « Les quatre de Baker Street (T6) »

Scénario de Jean-Blaise Djian & Olivier Legrand, dessin de David Etien,

Public conseillé : Tout public (à partir de 10 ans)

Style : Aventure policière
Paru aux éditions Glénat, le 6 mai 2015, 56 pages couleurs, 14.50 euros
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L’Histoire

Dans le tome précédent (“La succession Moriarty”), Holmes réapparaissait après sa disparition dans les chutes du Feichenbach. Si Moriarty, son éternel ennemis, a disparu, les seconds couteaux, Moran et le Colonel Blackstone de “Scotland Yard” ont repris les affaires, et semblent plus déterminés que jamais à en finir avec le gêneur…

1893, un an plus tard, Billy, Charlie et Black Tom, les 3 gamins francs-tireurs de Holmes se sont fait discrets. Malgré tout, ils sortent de leur repaire pour assister à l’enterrement de Mary, la soeur du Docteur Watson.
Les ennemis jurés de Holmes ont eu le temps de s’organiser. Blackstone a été promu Inspecteur général de la “Special Branch”, la police spéciale londonienne qui dispose de moyens extraordinaires.
Après avoir mis hors jeu le docteur Watson, les deux comparses se concentrent sur Sherlock Holmes. Pour l’obliger à se montrer au grand jour, il n’ont qu’à s’en prendre à ses petits protégés. Blackstone émet une circulaire les faisant passer pour de dangereux activistes, avec ordre de les capturer coûte que coûte. Devant le danger, les francs-tireurs vont se réfugier dans “Back-End”, un territoire irlandais de la pègre en plein coeur de Londres, où aucun Bobby n’ose mettre les pieds…

Ce que j’en pense

“Les quatre de Baker Street” fait parti de ces (quelques) séries que je retrouve avec un grand plaisir à chaque nouvelle parution. Non seulement, j’ai hâte de découvrir les nouvelles aventures de ces 3 gamins de rues attachants, mais aussi, car depuis le T5, la série a pris une nouvelle dynamique.
L’album est une aventure complète (avec un début, un développement, une résolution), mais se situe aussi au sein d’un cycle (T5-T6 et T7), une sorte de “saison 2” de la série. Depuis le retour de Holmes (après le grand Hiatus), les successeurs de Moriarty se sont dévoilés. Dans l’ombre (officiellement, Sherlock est mort), il tisse sa toile d’informateurs, pour les faire tomber le super-intendant Blackstone. Un adversaire d’autant plus redoutable qu’il dispose des pleins pouvoirs, en tant que Directeur de la “Special Branch”, une unité d’élite de la police londonienne.

Respectant les codes d’un bon polar, Olivier et Djian construisent une intrigue assez subtile, à “plusieurs bandes”, qui implique beaucoup de personnages.
Toujours aussi soucieux des détails historiques (l’époque, la façon de vivre) et du contexte romanesque (pas question de faire d’erreurs par rapport aux romans de Conan Doyle !), Olivier, Djian et Etien continuent sur leur lancée avec cette série aussi spectaculaire qu’intelligente. D’ailleurs, pour les récompenser de la qualité, le succès est au rendez-vous (140.000 albums vendus).

Pour se protéger des policiers londoniens, les gamins se réfugient dans un lieu de “No Go” : “Back End”. Cette “cour des miracles” irlandaise est une des belles trouvailles de l’album. Elle donne l’occasion d’introduire une nouvelle galerie de portraits haut en couleurs, qui sont loin d’être des enfants de coeur : Long Meg, la “reine” du lieu; Jamie, ou Dougal le dingue; le poseur de bombes.
C’est aussi un lieu idéal pour le final (la descente policière) épique et “explosive”…
Petits bijoux de dialogues (raffinés ou argotiques), lieux étonnants, personnalités des personnages complexes et intrigue de bons niveaux, tous les ingrédients sont réunis pour passer un bon moment !

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Enfin, je dois dire que coté dessin, je suis de plus plus bluffé par le graphisme de David Etien. Le gars a fait de gros progrès depuis le Tome 1.
Malgré la densité de la mise en scène (il s’en passe des événements dans une page de 7 à 10 cases), il compose des scènes parfaitement lisibles, détaillées et dynamiques. Sa gestion de la perspective (les vues de caméra en plongé sont superbes !) est de très-très bon niveau. L’encrage léger est complété par une mise en couleur de bon ton, soutenu, mais pas trop.

Pour résumer

Pourquoi bouder son plaisir ? La série “Les Quatre de Baker Street” revient avec une nouvelle aventure aussi subtile que dynamique. Les pièces bougent sur l’échiquier, et l’enjeux dramatique est bien présent. Foncez vous procurer ce nouvel épisode, en attendant le final du cycle…

Les quatre de Baker Street (T6) L’homme du Yard
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Cet article fait parti de « La BD de la semaine », hébergé chez Stéphie cette semaine.


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