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Une gestion publique des déchets à repenser, l’incinérateur d’Échillais divise toujours les élus

Publié le 23 mai 2015 par Blanchemanche
#Hyperincinérateur #ZAD

La Communauté d’agglomération Rochefort Océan se pose la question de la redevance incitative quand l’incinérateur d’Échillais divise toujours les élus.

Une gestion publique des déchets à repenserUne dizaine de militants ont assisté à la réunion, munis de pancartes interpellant Michel Gaillot, le maire d’Échillais.© PH. C. B.CORALINE BERTRANDrochefort@sudouest.frLa séance du Conseil communautaire a débuté, jeudi, par des explications et des mises en garde. Une dizaine de manifestants anti-incinérateur avaient choisi d'assister à la réunion, arborant des gilets jaune fluo et des pancartes interpellant Michel Gaillot, le maire d'Échillais, en ces termes : « Michel Gaillot, les primates sont de sortie. »Le maire s'en est expliqué en précisant que cette interpellation faisait référence au dernier Conseil municipal de sa commune où une manifestante avait réalisé une danse « bizarre » à la fin de la réunion, qu'il avait qualifié de « danse de singe ». Soutenu par Hervé Blanché, maire de Rochefort et président de la Communauté d'agglomération Rochefort Océan (Caro) - qui a fermement rappelé aux manifestants qu'ils n'avaient pas la parole -, Michel Gaillot a condamné l'irruption récente de manifestants à son domicile privé et le bris de vitre qui s'en est suivi.« Le sens de l'histoire »Si de nombreux sujets ont été abordés, la question de la gestion des déchets a occupé une grande partie de la réunion.La Caro avait sollicité un bureau d'études pour évaluer la possibilité de mettre en place une redevance incitative pour la collecte des déchets dans la mesure où, d'ici le 1er janvier 2017, la Caro devra avoir changé de marché, en accord avec la loi sur la transition énergétique. Concrètement, il s'agit de facturer l'usager en fonction de sa production de déchets. Ce qui suppose de les comptabiliser mais pose des difficultés étant donné les différents types de déchets existants.Aussi, si « 150 communes ou agglomérations en France ont opté pour la redevance incitative - comme le Grand Besançon, Saintes sur une partie de son territoire ou La Roche-sur-Yon - elles se concentrent sur les déchets résiduels (non recyclables, ndlr). La redevance incitative ne coûte pas moins cher aux collectivités car elle nécessite des investissements lourds : adaptation des fréquences de collecte aux typologies d'habitats, recrutement de personnel pour la communication, étude d'implantation des colonnes à verre pour optimiser la collecte, etc. », a souligné une des rapporteurs de l'étude. En revanche, le passage à la redevance incitative entraîne « en moyenne une baisse de 20 % de la collecte de déchets résiduels, avec toutefois le risque de voir augmenter les dépôts sauvages ».En somme, la redevance incitative « c'est le sens de l'histoire » mais elle suppose un gros travail de communication auprès de la population et de réflexion en termes d'implantation des bacs de collecte, de rédaction du cahier des charges et de choix des prestataires. La Caro devra avoir choisi les siens à la mi-juin 2016.Faire des choixEn fin de réunion, le sujet de l'incinérateur a de nouveau été évoqué. Éric Authiat, le maire de Tonnay-Charente, a demandé que le président du Conseil départemental, Dominique Bussereau, et la préfète, Béatrice Abollivier, révisent le plan de gestion des déchets non dangereux. Hervé Blanché a pour sa part estimé que la plupart des candidats qui étaient contre ce projet d'incinérateur n'ayant pas été élus aux élections départementales, il n'était pas réaliste de continuer à s'y opposer. Une analyse qu'André Bonnin, conseiller municipal d'opposition à Rochefort, a récusée : « Je ne peux pas vous laisser dire que les Départementales auraient servi de référendum et que la population n'a plus besoin d'être consultée. Pour ma part, je continuerai à combattre ce projet. »Les élus ont cependant convenu que le conflit autour de l'incinérateur avait pris des proportions inadmissibles (avec des insultes et des accusations de corruption sur Facebook) et qu'il était temps de faire des choix, entre poursuite ou abandon du projet. Reste à se mettre d'accord.Publié le 23/05/2015  par http://www.sudouest.fr/2015/05/23/une-gestion-publique-des-dechets-a-repenser-1928935-1336.php

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