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Classe tous risques

Publié le 25 mai 2015 par Dukefleed
Classe tous risquesSautet fait son petit noir
Un malfrat recherché en France mais aussi en Italie où il réside avec femme et enfants décide de rentrer au pays. Mais il est très vite repéré, traqué et recherche désespérément un appui auprès de ses divers compagnons passés vivant à Paris.Claude Sautet pour son second passage derrière la caméra montre sa passion pour le cinéma noir US des années 40. Et pour moi, c’est bien là que le bas blesse ; ce cinéma fait quelque peu daté. Très épuré, son film affiche aussi un fort classicisme dans la mise en scène. Et puis, s’il a la vertu de montrer un Ventura fragile rarement vu qui démarque ce film des autres polars d’époque ; le traitement des enfants tient du mobilier décoratif. Mettre des enfants au cœur de l’histoire n’est qu’un prétexte à humaniser le gangster ; ils deviennent clairement un alibi après la scène d’accostage sur la plage et la fusillade tragique. La réaction des enfants suite à ce terrible moment est inexploitée et inexistante ; on reste centré sur le monde des adultes ; consternant. Les scènes de bagarre où à chaque coup de poing, l’adversaire tombe dans les pommes est assez risible. Reste tout de même en plus du beau duo Ventura-Belmondo un traitement dissonant du banditisme dans le film noir français ; plus naturaliste, moins idéalisé et plus profond psychologiquement.Voir plutôt les Sautet suivants.
Sorti en 1960

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