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Festival de Cannes: derrière les paillettes, la croissance économique

Publié le 26 mai 2015 par Podcastjournal @Podcast_Journal
Rédacteurs et stagiaires: cliquez sur cette barre pour vous connecter en back-office de la rédaction! - Lecteurs et contributeurs: inscrivez-vous / connectez-vous sur les liens à droite --> Comme chaque année, le festival de Cannes a apporté son lot de distractions au milieu d’une actualité morose. Les stars ont assuré le spectacle. On se souviendra de Gérard Depardieu tentant de dérober un baiser à Isabelle Huppert lors de la séance photo officielle du 22 mai 2015 et des jambes très dévoilées de Sophie Marceau lors de la montée des marches le 14 mai. Au lot des sujets qui auront animé les diners mondains, on relève également la polémique dite des talons aiguilles. Alors que le festival se donnait cette année une image de féminisme par le programme "Women in motion" qui met en avant la place des femmes au cinéma, l’affaire est plutôt mal tombée. Le Screen Daily faisait le buzz le 19 mai dernier en affirmant que plusieurs femmes se seraient vu refuser l’accès au tapis rouge pour cause de talons plats (lire également sur ce sujet notre publication précédente). Les réseaux sociaux se sont emparés du sujet mettant le débat à propos des codes sociaux et du carcan qu’ils représentent sur le devant de la scène. Ceci n’a pas éclipsé le cinéma qui est la véritable star du festival.

* Voir le palmarès à la fin de cet article

Chaque année le festival cannois est un tremplin pour les films qui y sont représentés. Il sert de support médiatique à ses différents acteurs et représente un apport considérable en termes de croissance économique.
Le mois de mai voit coexister sur une période de 10 jours le Festival International du film et son marché du film, la Semaine de la Critique et la Quinzaine des réalisateurs. La plupart de ces évènements sont réservés aux professionnels.
La ville de Cannes évaluait l’impact économique des quatre évènements à plus de 195 millions de retombées diverses sur l’ensemble du territoire français. La ville de Cannes a souhaité évaluer les retombées économiques au niveau local. Pour ce faire, la région PACA, d’Atout France, de la ville de Cannes et de son Palais des Festivals et des Congrès ont passé commande auprès du cabinet EMC. Celui-ci a réalisé une étude appliquant la méthodologie d’évaluation nationale d’évaluation des retombées économiques primaires établie par la Direction Générale des Entreprises (DGE) à l’édition 2014 du festival de Cannes.

Les retombées économiques primaires générées par les quatre évènements ont ainsi été évaluée à 72 millions d’euros en 2014 pour le territoire de Cannes et les 31 communes alentours. A eux seuls, le Festival International du Film et son Marché associé ont généré 70,2 millions d’euros d’impact économique primaire sur la zone de cannes en 2014. 94% des retombées primaires, soit 65,3 millions d’euros ont été générés par les visiteurs générateurs d’impact, accrédités ou non, autrement dit les visiteurs qui ne seraient pas venus si les évènements n’avaient pas eu lieu. L’évènementiel est ainsi un levier de croissance à prendre en compte au-delà du simple facteur de distraction qu’il représente. La Palme d’or a été attribuée à Jacques Audiard pour "Dheepan".
Le prix du Grand Jury au "Fils de Saül" de Laszlo Nemes.
Le prix du Jury à Yorgos Lanthimos pour "The Lobster".
Le prix d’interprétation masculine à Vincent Lindon pour "La loi du marché".
Le prix de la mise en scène pour Hou Hsia-Hsien pour "The Assassin".
Le prix du scénario à Michel Franco pour "Chronic".
Le prix de la Caméra d’or pour "La tierra y la sombra" de Cesar Augusto Acevedo.

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