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[Dissec-cinéma] L’échec de Tomorrowland (A la poursuite de demain)

Par Neodandy @Mr_Esthete

Entrees A la poursuite de demain FranceDissec-cinéma, nouvelle catégorie d’articles, envisage le cinéma sous un oeil différent des critiques et impression. L’écriture s’envisage comme un retour sur image, sur un succès, ou un échec ou une référence qui a forcément une origine et des explications !

Pour notre premier « Dissec-cinéma« , nous serpenterons autour de Tomorrowland ou, comme on peut encore le voir à l’affiche de près de 800 salles en France, A la poursuite de demain. Non, nous ne reviendrons pas sur la traduction du film. Promis, on ne tirera pas sur une ambulance ou on ne rappellera d’autres brillantes prestations de Mr. George Clooney. Ces propos écartés, nous voudrions plutôt savoir pourquoi Tomorrowland tend à être l’un des sorties cinéma au rendez-vous manqué avec le public de l’année 2015. Il n’est pas le seul mais son identité, intéressante, suffit à s’interroger par rapport à un long-métrage comme Charlie Mordecai.

Reliquats et résultats au Box-Office

Goodies Tomorrowland

Le voyage imaginaire de Tomorroland n’a pas fait recette …

190 millions de dollars ont été nécessaires pour produire Tomorroland. Le succès numérique et financier n’est pas encore total lorsque la même somme est atteinte au box-office. Or, après quasi deux semaines d’exploitation, les recettes n’excèdent pas les 60 millions de dollars (Source : Box-office Mojo.com) pour un peu moins de 500 000 entrées en France. Peu importe ce que peuvent inclure les frais de production : les chiffres évoquent eux-mêmes une différence difficilement atteignable d’ici quelques jours ou quelques semaines d’exploitation.

Nous n’aimons pas parler à la place des chiffres, mais il faudrait des œillères de cheval pour ne pas s’apercevoir de l’échec. Un résultat difficile qui a une conséquence directe en centaines de millions de dollars pour le porte-feuille de production de Disneyland. Disney a beau développer un monopole dérangeant, la différence équivaut tout simplement à la production d’un nouveau film des studios Disneyland : de quoi rendre la société marrie. … En guise de rumeur, il se répand la mauvaise nouvelle de l’annulation de Tron 3. (Source : SyFantasy.fr) Ceci dit, le roi de l’attraction à l’américaine n’est pas à son premier échec en matière de production. A la roulette russe, Disneyland a également perdu sa mise avec John Carter ou Lone Ranger, permettant à la société de faire partie de la liste peu convoitée des « plus gros échecs du box-office ».

Il serait séduisant d’imputer ces saignées financières à cause de la marque « Disney« . Ce serait l’explication la plus logique voire la plus directe pourtant il existe de nombreux contre-exemples. La réponse est probablement ailleurs voire multiple …

Malheurs du calendrier ?

Communication A la poursuite de demain

Sorti le 20 Mai 2015 (France), bien des éléments sont à saisir sur cette seule affiche officielle du film.

Depuis quelques semaines, le cinéma n’est pas alimenté par de grosses sorties. Mad Max Fury Road, sorti une semaine plutôt, laissait facilement la place à une seconde production au budget énorme. Ajoutons également, honnêtement, que le Festival de Cannes permettait à tout long-métrage de faire sa place dans le boulevard cinématographique tant les sorties sont espacées. A moins d’un scénario inintéressant, d’acteurs reconnus pour être très médiocres ou d’une mauvaise communication vis-à-vis du public, difficile de trouver d’autres excuses au film A la poursuite de demain.

Pour la promotion, George Clooney a été poussé à l’avant, tête d’affiche star oblige. Même chose du côté du poster et des vidéos bandes-annonces vues jusqu’ici : il faudra regarder entre les petites lignes pour y découvrir le nom de l’actrice, Britanny Robertson, juste à côté du bel âtre ex-urgentiste. Peu voire aucune mention du réalisateur, Brad Bird, quitte presque à croire que George Clooney a porté le film tout du long … En s’impliquant jusqu’à la réalisation.

Les problèmes de communication vont même un peu plus loin. Ces derniers ont fait écran à toute l’originalité de l’écriture et à tout intérêt scénaristique. Ce n’est pas tellement Hollywood qui est allergique à Tomorrowland, auquel cas le film n’aurait pas passé la case de la production, mais plutôt les spectateurs, troublés face à cet univers mi-Disney mi-original.

Univers original en porte-à-faux

L'univers Disney suggéré en quelques fragments de seconde ?

L’univers Disney suggéré en quelques fragments de seconde ?

Comme des millions de spectateurs, nous avons vu les principales vidéos annonçant le film A la poursuite de demain, juste avant Mad Max Fury Road. Comme des millions, nous n’avons pas été en salles. Notre raison est, par ailleurs, assez triste à avouer, mais l’univers de Disney ne constitue pas un argument suffisant. Pire encore, quelques images de trop suggèrent que Tomorrowland est un film entièrement fabriqué, moulé, affiné par l’entreprise Disney. A notre sens, ceci suffit à y accoler l’idée de candeur, d’un film destiné à tous les publics, et peut-être avant tout pour les enfants. Contrairement à un Pirate des Caraïbes premier du nom où les uns et les autres voyaient un film annoncé perdant, celui-ci avait fonctionné car il un univers propre se développait. Pourtant, Disney était aussi producteur sans apparaitre immédiatement sur l’affiche. Dans le cas de Tomorrowland, Disney imbibe toute l’identité du film, de son créateur, et donc du scénario science-fiction. Ce n’est qu’une fois expliqué par un autre spectateur, après un visionnage ou des critiques que l’on arrive à la conclusion de louper quelque chose grâce au scénario. Ou d’avoir été mal ciblé par la promotion du film.

References Tomorrowland Cinema

Tomorrowland n’est pas qu’un film pour enfants. Là sera tout le défi du film pour l’avenir.

L’avenir de Tomorrowland se jouera, peut-être, dans la postérité. Certains longs-métrage l’ont connu et ont eu de beaux jours en DVD et Blu-Ray. Ou du moins, une fois que le bouche-à-oreilles et la communication maladroite passe. Dans le scénario, tout n’est pas parfait. Dans l’immédiat, tout apparait imparfait. Triste à dire, y compris en tant que spectateur, mais ce n’est ni Disney, ni George Clooney qui agissent comme aimants à spectateurs. C’était l’univers de science-fiction, les idées et l’aspect original qui méritaient un éclairage supplémentaire.


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