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773 millions d’euros d’impact environnemental pour le groupe Kering

Publié le 02 juin 2015 par Nicomak @Myriam_Nicomak

logo-bcs200 jours avant la conférence de Paris sur le climat, 1200 représentants d’entreprises se sont regroupés au siège de l’UNESCO, les 20 et 21 mai derniers pour discuter comment œuvrer en faveur d’une économie bas carbone.

C’est à l’occasion de ce sommet, que le groupe Kering (anciennement Pinault-Printemps-Redoute), a choisi de présenter son compte de résultat environnemental (Environmental Profit & Loss) et la méthodologie utilisée pour le calculer.

  • 272 millions d’euros en émissions de gaz à effet de serre
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  • 106 millions d’euros en pollution d’eau
  • 37 millions d’euros en déchets
  • (…)

 Au total, le groupe Kering a chiffré son impact environnemental à 773 millions d’euros !

Réalisé avec le cabinet PwC, ce compte de résultat environnemental a d’abord une vocation stratégique. François-Henri Pinault, PDG du groupe, explique que c’est un outil d’aide à la décision, permettant de limiter l’utilisation des ressources naturelles, de freiner le réchauffement climatique, mais surtout, qu’il s’agit d’un outil permettant de générer des nouvelles opportunités commerciales, de stimuler l’innovation et de renforcer la motivation des salariés.

Marie Claire Daveau, directrice du développement durable, explique que la méthode possède des incertitudes inévitables. En effet, même s’il se base sur des évaluations réalisées par des organisations internationales tel que l’UNEP (Programme des Nations Unies pour l’Environnement), il est impossible d’établir de manière exacte le prix de la pollution d’un litre d’eau. Néanmoins, elle souligne qu’au delà de chiffres exacts, l’intérêt de cet outil va être de pouvoir étudier les évolutions dans les années à venir, voire d’évaluer les profits liés aux changements à venir.

Kering a mesuré son impact environnemental depuis la production des matières premières jusqu’à la vente des produits aux clients, en passant par la chaine d’approvisionnement (un échantillon de 1000 fournisseurs dans 29 pays ont été mis à contribution pour compléter l’étude). Cela permet notamment d’étudier la répartition de la pollution et, dans le cas de Kering, de découvrir que 93 % des impacts proviennent de la chaîne d’approvisionnement en amont.

En publiant ses résultats et en rendant la méthodologie « open source » Kering envoie aussi un signal fort vers l’extérieur et cherche à encourager la prise en compte de l’impact environnemental dans le monde de l’entreprise.

 « Kering a choisi de partager sa démarche E P&L parce que nous sommes convaincus que seules la transparence et la coopération permettront de concevoir des solutions adaptées à l’échelle de problèmes comme l’épuisement des ressources naturelles.» François-Henri Pinault

Le groupe espère ainsi être une référence pour le Natural Capital Protocol, qui fournira des instructions pour les entreprises pour mesurer et traduire en valeur monétaire les impacts de leurs activités sur l’environnement.

Les entreprises et les politiques semblent avoir fait preuve de bonne volonté lors de l’événement à L’Unesco. Est-ce que cela suffira à encourager les entreprises à suivre l’exemple de Kering et à s’engager dans une économie bas-carbone ?

Jean-Pascal Tricoire,PDG de Schneider affirme, « Pour investir dans l’économie bas carbone, nous avons besoin de signaux prix clairs et pérennes ».

 Une partie des réponses pourront être données lors de la COP21 à Paris en fin d’année !


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