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Wonderball (T2) Le fantôme

Publié le 04 juin 2015 par Un_amour_de_bd @un_mour_de_bd

Chronique : « Wonderball (T2) : le fantôme »

scénario de Fred Duval et Jean-Pierre Pécau, dessin de Colin Wilson

Public conseillé : Adultes et adolescents

Style : Polar
Paru aux éditions « Delcourt », le 15 avril 2015, 56 pages, 14,50 euros
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L’Histoire

L’inspecteur Spadaccini joue de malchance : les preuves accumulées sur l’existence de l’organisation Collegia Occulta ont disparu et ceux qui ont pu collecter des informations similaires ont passé l’arme à gauche. Premier suspect dans ces affaires, il est suspendu de toute enquête officielle en cours. Ce qui lui laisse de fait le temps de travailler pour son compte : contacté et guidé par le « Fantôme », il remontera une piste ancienne, dont ses pas on peut-être déjà foulé la poussière.

Ce que j’en pense

On laisse parfois passer des occasions formidables. Rater la lecture du premier tome de Wonderball, Le chasseur, en était une. Donc, le second tome, Le fantôme, me donne l’opportunité de rectifier le tir. Histoire de rester dans le sujet.

Le scénario du complot, de la société secrète, on connaît. Mais finalement, bien écrit, on ne s’en lasse pas. Sinon les cinémas seraient vides et les librairies mettraient la clef sous la porte. Encore plus rapidement. Donc, il suffit de renouveler le mythe, de rafraîchir le script, de faire du neuf (avec du pas tout jeune) : quoi de mieux pour ça que les années 80 ? Époque dont certains ont la nostalgie (au point de ressortir ces imprimés déjà laids en 1985…), à cheval entre les chamboulements des années 60-70 et le nouveau siècle à venir, période folle et floue durant laquelle la fin de la guerre froide et Andy Warhol côtoient la coupe mulet et Claudie Fritsch*, et où tous les coups sont donc permis.

Des coups, il y en a : dans la figure, bas, dans le dos, à boire, nous sommes servis. C’est que notre héros est un mec, un vrai, mélange de Mike Hammer et de Martin Riggs. Qui tape, qui gueule, qui enquête avec des méthodes pas toujours orthodoxes. Et qui mange du chocolat.

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Il en a besoin de son remontant anti-stress le gars Spadaccini, parce qu’il a une légère tendance à semer les cadavres dans son sillage, surtout ceux de ses amis. Heureusement, il est rejoint dans sa quête de la vérité par une accolyte de charme, l’inspecteur Maggie Osterberg, pimpante dans son tailleur magenta, aussi à l’aise dans les vestiaires des hommes que sur la route au volant de sa 205 (sic). La dame, type même de la femme des années 80, mais femme jusqu’au bout des seins, ne s’en laisse pas conter par les machos alentours, et utilise ses neurones à bon escient pour parvenir là ou notre flic cacaophage se retrouvera gentiment mené par le mystérieux « Fantôme ». Et dans le désert du Nevada, on sait s’amuser. À en perdre la boule quelquefois.

C’est de la belle BD, torchée, dynamique, servie par une dessin au cordeau où l’on reconnaît l’héritage de notre regretté Giraud. On sent la patte des professionnels, rodés au métier. Rangez vos XIII (oui oui, je sais, Wilson en a commis un) et autre W : voici la série policière des années à venir.

*Allez, un p’tit coup de Google.

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