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La psychologie du patron, frein à la croissance ?

Publié le 04 juin 2015 par Christophefaurie
Le patron français dit : ce sont les conditions dans lesquelles j'évolue qui limitent le développement de mon entreprise. Et si ce n'était pas le cas. Et si le frein était psychologique ?
Une référence, pour commencer. L'entrepreneur américain. Sa stratégie est de devenir le plus riche possible. Généralement le plus vite possible. Le domaine lui importe peu. Voilà un comportement qui, en termes économiques, est "rationnel".
J'ai travaillé avec pas mal d'entreprises françaises, des traditionnelles ou des start up. 2 caractéristiques frappantes du dirigeant :
  • Motivation. Liberté. Son entreprise est un royaume qu'il dirige selon son "bon plaisir". Les choses n'ont pas changé depuis l'Ancien régime. 
  • Caractéristique de ses décisions : "caprice". Un acte non rationnel, inattendu principalement parce qu'il est suicidaire. Ce suicide a une rationalité : le "bon plaisir" sous-entend être imprévisible. 
Ce modèle peut croître s'il est tiré par le marché, ou par un caprice (don Quichotte). Mais la croissance n'est pas sa motivation. En fait, ce qui anime l'économie française est la grande entreprise d'Etat. Son objectif : le champion. L'Etat et ses hauts fonctionnaires rationnels cherchent à dominer le monde. Seulement, ne connaissant rien à l'entreprise, la taille est leur seul indicateur de succès, et, pour l'obtenir, ils s'engagent dans des sortes de bulles spéculatives

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