Magazine Société

Antananarivo, ma ville.

Publié le 11 juin 2015 par Micheltabanou
À la veille de l'indépendance de Madagascar, les noms de deux éminents médecins créateurs du vaccin contre la peste furent attribués à l'hôpital de Tananarive qui devint Hôpital Girard et Robic le 3 Juillet 1957, des noms de deux anciens directeurs de l'Institut Pasteur de Madagascar. L'administration coloniale, sans autre motif que le besoin en parking de voitures, fait démolir le premier bâtiment en 1958 (le frontispice portant l'inscription Izy naka ny aretintsika est conservé devant la Chapelle). Un autre bâtiment fut construit en d'autre endroit, et inaugure par le Président Philibert Tsiranana le 26 Fevrier 1963. L'hôpital fut reprit par l'Etat Malagasy et devint l'Hôpital Militaire d'Antananarivo le 25 Novembre 1977. Depuis le 12 Janvier 1993, il devint le Centre Hospitalier de Soavinandriana. Tout cela pour dire qu'à chaque 11Juin je pense à cet endroit où je suis né. Cet endroit accroché à la laterite de l'Imerina et qui depuis fait de moi un Zanatany. Ce qui n'est pas rien et surtout démontre mon attachement à la Grande Île. Tana ou Antananarivo est une ville qui a un je ne sais quoi de magique! Mais ce magique est altéré par cette misère impensable qu'un pouvoir corrompu jusqu'à la moelle ne cherchera bien jamais à combattre car trop occupé à sa triste besogne d'anéantir le plus beau pays du monde. Je suis né à Tananarive mais avec plus de chance que cet enfant abrité avec grand soin dans ce si fragile berceau de carton à même un trottoir insalubre. Antananarivo, ma ville.

Hôpital Girard et Robic, Antananarivo.

Antananarivo, ma ville.

Je lui souhaite de survivre à l'endémique corruption qui dévalise et anéantit Madagascar.


Vous pourriez être intéressé par :

Retour à La Une de Logo Paperblog

Ces articles peuvent vous intéresser :

A propos de l’auteur


Micheltabanou 5702 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazine