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Critiques Séries : Dark Matter. Saison 1. Pilot.

Publié le 13 juin 2015 par Delromainzika @cabreakingnews

Dark Matter // Saison 1. Episode 1. Pilot.


Ces dernières années, Syfy semble avoir pris goût à nouveau aux séries. Elle en commande de nouvelles à la pelle afin de tenter de nouvelles choses, parfois en co-production avec le Canada, comme cela va être le cas avec Killjoys la saison prochaine (co-produite avec Space, la chaîne canadienne qui diffuse des séries de Syfy : Z Nation, Being Human (US), et j’en passe). Mais Syfy revient également de plus en plus vers le space opera et Dark Matter semble être une proposition assez sympathique dans le genre, créée par Joseph Mallozzi et Paul Mullie, qui ont déjà travaillés sur Stargate. Avant d’être une série, Dark Matter est un comics, également créé par les deux créateurs de la série. Cette aventure spatiale veut nous faire vivre l’expérience d’une sorte de huis clos où tous les personnages sont ici sans savoir vraiment qui est qui et qui vont devoir travailler ensemble afin d’éliminer une menace qui se cache dans les sous-sol du vaisseau. Mais la vraie réussite de Dark Matter est son introduction. Au départ on est tout de suite mis en condition : tout le monde est perdu, tout le monde est amnésique, etc. et c’est parfait pour débuter une telle série. Puis petit à petit, alors que chacun tente de comprendre pourquoi il est là et est suspicieux face aux autres, on comprend qu’il y a beaucoup plus que ce que la série ne veut bien nous raconter pour le moment.

Lorsque les membres de l'équipage d'un vaisseau spatial abandonné se réveillent après un sommeil forcé, sans aucun souvenir ni de leur identité ni de leur présence à bord, ils doivent alors s'associer et travailler ensemble pour survivre et faire face aux menaces environnantes, aux vengeances, trahisons et secrets cachés.

La première partie de ce pilote se déroule donc en huis clos afin de nous présenter l’univers et les personnages sans savoir qui ils sont vraiment (ce n’est qu’à la fin de l’épisode que l’on comprend que chacun a un passé de vilain et qu’ils vont devoir faire équipe avec les atouts de leur passé pour vaincre ce qui se casse sous leurs pieds). Si les moyens visuels ne sont pas particulièrement explosifs (c’est d’ailleurs dommage), on se satisfera du fait que le vaisseau semble immense, ce qui veut dire qu’il peut encore receler de quelques secrets que l’on n’a pas découvert. L’introduction est un peu facile mais étrangement, cela reste assez efficace jusqu’à ce que dans la seconde partie de l’épisode on commence déjà à sortir un peu du cadre afin de rencontrer d’autres personnages (et c’est presque le seul accroc de cet pilote qui nous sort un peu trop rapidement de ce huis clos qui aurait pu devenir efficace en rendant le spectateur claustrophobe et pas autrement). Là, maintenant que l’on sait qu’il y a une sorte de porte de sortie, cela va être difficile de croire à tout ce que Dark Matter veut bien nous raconter. Mais je suis malgré tout tenté de faire confiance aux scénaristes qui ont tout de même des idées de facilités qui fonctionnent plutôt bien comme l’androïde.

Tout au long de ce premier épisode, Dark Matter apparaît comme une série ambitieuse malgré quelques maladresses dans sa façon d’introduire le sujet. Mais cela apparaît aussi presque comme une série qui ne va pas pouvoir durer des années une fois le mystère principal résolu (et il ne va pas faire attendre plusieurs saisons pour avoir la réponse je l’espère). Mais c’est aussi une série qui a besoin de s’évader un peu et c’est probablement pour ça que son ambition a aussi quelques limites : celles du divertissement pur et dur, ce qui ne permet donc pas toujours d’avaler les couleuvres que la série veut faire passer. Pendant 42 minutes, on découvre un univers propre, quelque chose qui a un véritable intérêt et qui donne envie d’en découvrir plus sur chacun des personnages. Le seul problème maintenant est de profité de ce qui a été fait dans ce premier épisode et de ne pas nous donner l’impression que Dark Matter se moque complètement de nous (ce serait tout de même sacrément bête de leur part). De plus, Dark Matter est une nouvelle tentative de la part de Syfy de revenir à ce qui a fait son succès (et son intérêt) depuis les années 90 : la science fiction (qui avait disparue il y a quelques années au profit de séries fantastiques un poil plus familiales).

Note : 5/10. En bref, on a envie d’en voir plus.


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