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Il paraîtrait...

Publié le 20 juin 2015 par Ericguillotte
samedi 20 juin 2015

- que la survenue de crises d'épilepsie chez une femme enceinte présente des risques pour le futur bébé : traumatisme, baisse de l'apport en oxygène. Ce risque rend souvent nécessaire la prise de médicaments antiépileptiques, comme, par exemple, la Dépakine? commercialisée à l'origine par Sanofi. Mais, énorme mais, les effets tératogènes, c’est-à-dire de risques de malformations sur les fœtus causés par ce médicament, sont connus depuis de nombreuses années, selon l'Agence française du médicament. Mais, pas moins énorme que le précédent, il a continué à être prescrit et vendu. Résultat, ce médicament aurait provoqué en France 377 malformations entre 1986 et 2015 ainsi que 54 fausses couches, avortements ou décès de bébés en bas âge. Le mal par le mauvais traitement du mal ! Quelle aberration ignominieuse ! Question : une meilleure surveillance des résultats de pharmacovigilance et de veille scientifique depuis des années aurait-elle permis d'éviter des centaines de drames familiaux ? On peut craindre que la réponse soit oui. Alors, si l'indignation est bonne pour la vivacité cérébrale, ne nous privons pas !
- que Nicolas Sarkozy, vous savez, l'ancien président de la République et nouveau président des LR, où le R veut dire républicains, fait des meetings. Il les multiplie, même. Et, au cours de ces meetings, il tient des discours. Jeudi soir, il s'est exprimé au sujet des migrants et de la proposition de la Commission européenne de répartir les demandeurs d'asile entre les pays de l'Union. Il a usé d'une métaphore pour dire ce qu'il en pensait, plutôt en mal, en comparant l'afflux de réfugiés en Europe à un gros dégât des eaux. Lisons-la ensemble. Dans une maison, a-t-il lancé, il y a une canalisation qui explose, elle se déverse dans la cuisine, le réparateur arrive et dit, j'ai une solution : on va garder la moitié pour la cuisine, mettre un quart dans le salon, un quart dans la chambre des parents et si ça ne suffit pas il reste la chambre des enfants. Alors quelle belle solution ? On poursuit l'exécrable métaphore sur le même ton, en nous pinçant le nez ? Une énorme éponge qui aspirera cette vilaine eau qu'on ira mettre ensuite dans les égouts ? Un énorme sèche-cheveux pour assécher cette eau nauséabonde ? Le temps qui passe, pour laisser l'eau, sale, croupir et s'évaporer avec les semaines qui passeront alors qu'on aura bien refermé la porte ? Si l'indignation est bonne pour la vivacité cérébrale, ne nous privons pas !
- qu'après l’arrestation de Dylann Roof, un jeune homme de 21 ans présumé meurtrier de neuf personnes abattues dans une église noire à Charleston, le président des Etats-Unis, Barack Obama, s’est exprimé depuis la Maison Blanche. Énième tuerie au pays de l'oncle Sam. Boum, boum, boum, ça tue, ça tue, ça tue. Je ne fais pas la liste, ça prendrait le weekend, car elle est bien trop longue. Une telle liste devient bien trop longue dès sa première ligne, notez. Le président démocrate a dit se sentir triste et en colère. Nous devons admettre le fait que ce type de violence n'arrive pas dans d'autres pays développés, a-t-il lancé, dépité. Puis il a, une nouvelle fois, appelé à un meilleur encadrement des ventes d'armes à feu. Doit-on rappeler que l'accès à des armes puissantes et sophistiquées est très facile aux Etats-Unis ? En décembre 2012 déjà, après le massacre de 20 écoliers dans le Connecticut, Barack Obama avait souligné avec force la nécessité de légiférer sur ce sujet. Mais, en dépit de l'émotion nationale et internationale suscitée par cette tragédie, il s'était une nouvelle fois heurté à la farouche opposition du Congrès sur ce sujet. Sera-ce à nouveau le cas ? Les chances en sont grandes ! Alors, si l'indignation est bonne pour la vivacité cérébrale, ne nous privons pas !


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