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Ne plus se comparer, pour être plus heureux

Publié le 22 juin 2015 par Odile Sacoche @OdileSacoche
Dans la vie, il y a deux blogueuses que j'admire d'amour : Eleonore Bridge, que je suis depuis plus longtemps que la création de mon propre blog, et Natacha Birds dont le talent m'émerveille. Il y a quelques temps je me suis mise à imaginer comme leur vie pouvait être magique et incroyable. Je me suis mise à rêver de pouvoir un jour être comme l'une d'elles : une blogueuse talentueuse et reconnue. Et de rêves en magie, j'ai commencé à sentir un malaise en moi. J'ai commencé à me dire que je n'y arriverai jamais, que je n'avais ni l'audace d'Eleonore, ni la douceur bienveillante de Natacha. Je me suis dit "à quoi bon", que la place était prise, que je n'étais pas comme elles et que mes efforts ne serviraient à rien. Et comme ça, je me suis complexée.
Ne plus se comparer, pour être plus heureux
Dans un même temps, j'ai commencé à regarder d'autres blogs, à me dire qu'une telle n'avait pas publié autant d'articles que moi, que l'autre n'avait pas réussi à mettre son site à jour, que celle ci n'avait pas eu de commentaire sur son dernier article. Et j'ai crû un moment que cela me faisait me sentir mieux, mais il n'en était rien. Car nous comparer aux autres, dans un sens comme dans l'autre, ne nous mène nulle part. La comparaison, nous fait tout simplement du mal...
Combien de fois ne nous est-il pas arrivé de rêver de la vie des autres, que ce soit ici sur le web, ou dans la vraie vie ? Je pense notamment au spectacle de Florence Foresti où elle se compare aux supers mamans qui arrivent à tout gérer alors qu'elle pense que sa vie à elle est un vrai bazar. A ces fois où nous regardons le corps parfait de notre copine, puis notre petite poignée d'amour et qu'une partie de nous se flagelle de ne pas arriver à cette perfection. Ces fois où pour nous rassurer nous passons au crible notre ennemie jurée, à quel point elle est mauvaise et à quel point nous sommes gentils. L'erreur est bien là, comme le dis si justement Olivier Roland dans sa vidéo sur les haters : ne comparons pas nos coulisses avec les coulisses d'un autre. Il ne s'agit pas du tout de se rassurer quand je dis ça, que si nos coulisses intérieurs sont un vrai bordel, celle des autres doivent être pareil. Non juste qu'il faut pouvoir regarder notre propre parcours. Nos propres efforts. Ne pas se comparer à un passé que l'on croit plus glorieux, ou à un avenir qui n'existe pas encore, mais plutôt se concentrer sur ces caps que nous avons franchi, ces batailles que nous avons mené et que nous avons gagné. Se comparer sans cesse, c'est simplement s'empêcher d'être heureux et d'avancer.Si je reprends l'exemple du blog, je sais bien que mon parcours aux yeux de certaines est purement et simplement ridicule, qu'il n'a aucun sens, mais je sais d'où je suis partie, les étapes que je suis en train de franchir et c'est ça qui compte. Ces dernières semaines par exemple, j'ai du faire des démarches administratives qui ne m'ont pas permis d'avancer à proprement parlé sur le blog. Des démarches un peu compliquées (mes coulisses) qui ne se voient pas de l'extérieur mais qui m'ont permis de me rendre compte de l'étendue de la chose et d'avancer. Mon blog n'est pas le plus beau, le plus parfait, le plus juste. Je fais parfois des fautes d'orthographe, des fautes de jugement dans mes partenariats, mais j'essaye et surtout j'apprends de mes erreurs. Je suis loin d'être cette Eleonore ou cette Natacha que je rêverais d'être, mais au moins je tente quelque chose : je tente d'être moi. J'essaye d'être juste avec la petite voix qui sommeille à l'intérieur de moi en réalisant quelque chose qui me tient à cœur. Tout ça, en essayant de ne plus me comparer, ni positivement (pour me rassurer) ni négativement (pour me rabaisser).J'ai lu récemment une citation de Platon dans dans un des romans de Gilles Legardinierqui disait "Chaque jour sois gentil parce que tous ceux que tu croises livrent une rude bataille". A travers ces mots, je vois deux choses : la bataille des autres mais aussi celle que tu mènes intérieurement. Il faut pouvoir être bienveillant envers les autres, mais aussi bienveillant envers soi même. Cessons de nous comparer à ces perfections ou imperfections. Ne comptons que nos propres victoires. Essayons simplement d'être là, nous même, maintenant, et de la façon la plus juste qu'il nous semble.
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