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Brassens en BD, 1952-1955, collectif

Publié le 23 juin 2015 par 7bd @7BD
Couverture Brassens en BD Vents d'Ouest Titre: Brassens 1952-1955 Editeur : Vents d'Ouest Auteurs : Georges Brassens et Bordes, Blanc-Dumont, Dethorey, Dany, Ferrandez, Leclaire, Danard-Pierre, Gibrat, Lax, Vink, Corriger, Coquelet, Solé, Guilmar Année : 1989 Résumé : Sur quatre années, 1952 à 1955, quatorze chansons de Brassens mises en BD par quatorze artistes. Des classiques et des chansons moins connues. Dans le désordre, le Gorille, Les Amoureux des bancs publics, Chanson pour l'Auvergnat, la Mauvaise Réputation, le Vent, La légende de la Nonne (poème de hugo), Les sabots d'Hélène, Le mauvais sujet repenti, Marinette, Auprès de mon arbre, Je me suis fait tout petit, Hécatombe, P... de toi, Brave Margot. Quant au dessinateurs, tout comme les chansons, des connus et des moins connus (je parle de ceux que je connaissais et de ceux que j'ai découvert, pas de raccourcis hasardeux). Mon avis : Quatorze chansons, donc. Quand on parle de chansons de Brassens, on peut dire quatorze histoires. Quatorze histoires juste racontées ou bien enrichies, réinterprétées par ces quatorze dessinateurs. La force et la faiblesse de ce recueil est ce vaste choix de traitement qui va enchanter certains ou décevoir d'autres, à mon humble avis. Je ne peux dire que j'ai tout aimé, j'en ai préféré certaines et n'ai rien ressenti devant d'autres. Je pense que selon sa sensibilité, vous serez ému par une qui ne touchera pas du tout votre voisin – à moins bien sûr que vous n'ayez des affinités culturelles et émotionnelles avec votre voisin mais tout ceci ne nous regarde pas et aurait même tendance à nous éloigner du sujet -. Il est donc difficile de rester objectif et de comparer entre elles ces interprétations qui ne sont pas comparables, car l'interprétation même a été faite de différente manière. Certaines BD reprennent mot pour mot le texte, d'autres ne présentent aucun écrit. Certaines illustrent la chanson, d'autres s'en inspirent pour raconter une autre histoire, d'autres encore la dessinent librement. En tout cas, pour bien saisir le pont entre ces nouvelles et ces chansons, vous serez obligé de relire les textes de Brassens qui, heureusement, sont inclus dans la BD. C'est une bonne nouvelle, l'occasion de redécouvrir l'écriture hilarante ou douce, poétique ou carnassière, et dans tous les cas très précise de Brassens. A titre personnel, de toutes les chansons de ce recueil, j'ai un faible et une préférence incontestable pour Auprès de mon arbre. Paradoxalement, seule mélodie qui me reste en tête, avec celle de la Chanson pour l'auvergnat.
Et pour les interprétations, dur de se prononcer. Solé m'a fait rire par sa chute sur « Marinette » et Vink par son approche si poétique et sa réappropriation du thème de la chanson « le Vent ». Mais il y a d'autres petits trésors dans cette BD. Et surtout, il y a plein de dessinateurs que je ne connaissais pas à l'époque et dont j'ai découvert avec plaisir le style graphique ! Comme Dethorey, Gibrat ou encore Corriger. Et puisqu'on en arrive au dessin, et bien parlons graphisme les copains ! Quatorze artistes aux styles résolument variés. Et c'est une autre excellente idée de ce recueil, pas de style passe-partout. Chacun a ses forces et ses faiblesses – ou pas de faiblesse du tout d'ailleurs - mais tous se diffèrent les uns des autres. Impossible pour moi de confondre aucun de ces quatorze artistes. Je ne suis pas client de chacun mais le choix de ce collectif fonctionne vraiment dans le sens de quatorze styles qui ressortent et qui se réapproprient à leur manière l'œuvre du vieux Georges. Je ne passerai pas en revue ces quatorze styles – comment ça, c'est ce que vous attendiez – je vous recommande plutôt d'aller découvrir ses auteurs dans leurs autres travaux. Et pour les nostalgiques, Alphonse Boudard se fend d'une petite intro qui nous rappelle que Georges n'est plus là. On touche presqu'au bonheur, me direz-vous. Et bien non, car l'idéal absolu aurait été d'avoir un petit CD avec la BD afin de réentendre ces chansons. Voire même de tenter l'expérience d'écouter chaque chanson en lisant l'interprétation du dessinateur. Mais personne n'est parfait, alors profitons de cette rencontre incroyable entre texte des années cinquante et dessins des années quatre-vingt pour se faire plaisir et découvrir ou se rappeler, que sais-je, un auteur, un artiste, une chanson, un dessin... Pour info, il y eut un autre tome se promenant dans les années 1956-1962 qui parut un an après – comprendre en 1990 donc – et Vents d'Ouest alla même jusqu'à sortir l'intégrale de ces deux tomes ! Une BD à lire auprès de votre arbre. Rappelez-vous, celui au pied duquel vous viviez heureux !
Zéda sort sa guitare pour se frotter à un classique de Brassens ! Brassens en BD, 1952-1955, collectif David

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