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Un chat, Toxoplasma gondii et le risque de SCHIZOPHRÉNIE – Schizophrenia Research

Publié le 23 juin 2015 par Santelog @santelog

Un chat, Toxoplasma gondii et le risque de SCHIZOPHRÉNIE – Schizophrenia ResearchQuel rapport entre avoir un chat et le risque de schizophrénie ? Au cœur de cette association, passée à la loupe par ces scientifiques américains, un parasite, Toxoplasma gondii (T. gondii), celui de la toxoplasmose, véhiculé en particulier par le chat et déjà mis en cause par plusieurs études dans le développement de certaines maladies mentales. Mais concrètement, est-ce que posséder un chat représente un risque de schizophrénie? Conclusions dans la revue spécialisée Schizophrenia Research.

L’hypothèse de certains agents pathogènes favorisant le développement de certains troubles neuropsychiatriques, dont la dépression, est de plus en plus largement débattue. Citons cette étude, publiée en 2012 dans le Journal of Clinical Psychiatry qui suggérait que le parasite pouvait être associé à un risque accru de tentatives de suicide (TS) chez les personnes infectées. Puis cette étude de 2014, publiée dans Biology of Mood and Anxiety Disorders qui soutient peu ou prou la même hypothèse. Enfin, tout récemment cette recherche publiée dans Parasitology qui détecte l’association entre l’exposition à la toxoplasmose et des scores plus faibles aux tests cognitifs.

Ici, les chercheurs du Stanley Medical Research Institute et de la Johns Hopkins University, suggèrent une responsabilité de T. gondii dans le développement de la maladie mentale plus tard dans la vie, à partir de l’analyse des données d’enfants de 2.125 familles américaines qui, pour la moitié d’entre elles, avaient eu un chat dans l’enfance. Les participants avaient ainsi été en contact avec un chat domestique et donc à risque plus élevé d’exposition à la toxoplasmose. Les auteurs rappellent que l’infection peut également se propager aux bébés in utero d’où l’importance de bien respecter les mesures d’hygiène.

·   50,6% des participants avaient été en contact avec un chat domestique à l’enfance,

·   la présence d’un chat dans l’enfance (de 0 à 13 ans) s’avère significativement plus fréquente dans les familles où l’enfant va développer une maladie mentale chronique comme la schizophrénie.

·   Les auteurs suggèrent l’explication du parasite T. gondii trouvé sur les chats et appellent à de nouvelles recherches.

Car si ce lien était avéré, de simples mesures d’hygiène pourraient permettre de minimiser le risque de troubles mentaux, plus tard dans la vie. Rappelons néanmoins que la schizophrénie est une maladie très complexe liée à une combinaison de facteurs génétiques et environnementaux.

Source:Schizophrenia Research April 18 2015 DOI: 10.1016/j.schres.2015.03.036 Is childhood cat ownership a risk factor for schizophrenia later in life?

Un chat, Toxoplasma gondii et le risque de SCHIZOPHRÉNIE – Schizophrenia Research
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