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Quelques réflexions au débotté : le terrorisme, le marché de Louviers, le référendum en Grèce…

Publié le 28 juin 2015 par Gezale

Ils n’y vont pas par le dos de la cuiller. Ils ne font pas dans la dentelle. Après l’attentat de Saint-Quentin-Fallavier (Isère) ceux qu’on appelle familièrement les ténors de la droite (c’est d’ailleurs insultant pour les ténors tout court) tentent de crier plus fort et plus haut les uns que les autres. Malgré quelques voix raisonnables et modérées telles celles de Fillon, Juppé ou Bayrou, on recense les mêmes accents excessifs et poussifs chez Sarkozy et chez Le Pen et leurs équipes avec dans leur bagage médiatique ce qu’on appelle les « éléments de langage ». C’est normal. Ces deux-là se nourrissent de l’islamophobie comme de l’anti-gauche primaire. Le musulman, quel qu’il soit, où qu’il soit, Français ou étranger, est devenu un membre de la 5e colonne selon Estrosi, maire de Nice, un djihadiste en puissance selon Marine Le Pen…ils réclament tous des expulsions de prêcheurs (et s’ils sont Français on fait comment ?) des surveillances continues…tout cela parce qu’un fou de Dieu, un mystique fanatique a coupé la tête de son patron et sorti les drapeaux de l’Etat islamique comme étendard de sa révolte.
Au cours de la récente réunion publique organisée par le maire de Louviers sur les changements possibles dans le centre ville, François-Xavier Priollaud a fait une surprenante proposition. Affirmant que le marché du samedi de notre ville est le premier marché de l’Eure, le maire a oublié qu’il existait d’autres villes dans notre département pourvus de marchés de premier ordre. Evreux, Vernon, Le Neubourg, possèdent de très beaux marchés, très diversifiés et très fleuris. Que le maire me permette de jouer les décodeurs, une activité très en vogue dans la presse pour corriger telle ou telle erreur volontaire ou non. Sa proposition surprenante est la suivante : intervenir auprès de la SAPN pour que les panneaux d’information autoroutiers annonçant telle ou telle sortie fassent la part belle à « Louviers et son marché ». Je sais bien qu’il est de bon ton de bichonner le commerce local, de le couver même, mais tout de même, je demeure persuadé que l’église Notre-Dame ou le couvent des Pénitents méritent une attention plus grande que notre marché essentiellement destiné aux Lovériens et aux habitants de notre région. Et ce n’est pas dévaloriser cette activité du samedi matin si ancrée dans le paysage.

Quelques réflexions au débotté : le terrorisme, le marché de Louviers, le référendum en Grèce…

Alexis Tsipras.

Alexis Tsipras va donc proposer au peuple grec de répondre par oui ou par non à la question suivante : « approuvez-vous le plan des créanciers proposé à la Grèce ? » Evidemment, en l’état actuel des négociations, le premier ministre grec appelle à voter non. On peut comprendre l’embarras du leader du mouvement Syriza. Eu égard à ses promesses de campagne et au programme sur lequel le peuple grec l’a élu, il se renierait s’il avalisait une TVA sur l’électricité et l’hôtellerie à 23 % alors qu’elle n’est que de 13 % aujourd’hui ! Après des semaines de palabres et des milliards d’euros sortis de Grèce, la date fatidique du 30 juin arrive. Tsipras en a assez de l’humiliation et veut en sortir par le haut. L’Eurogroup ne veut pas mettre la main dans un processus de nouveau prêt d’argent frais sachant que le montant de la dette grecque est actuellement estimée à 320 milliards d’euros, sommes provenant du FMI, de la BCE et des états tels que l’Allemagne ou la France. Alexis Tsipras demande donc au peuple de trancher et de donner son avis sur les solutions préconisées par les dirigeants européens. Mais je n’aime pas le référendum. Ce mode de consultation, surtout quand il est exceptionnel, fait trop appel à l’émotion et au contexte de l’immédiat. Une vraie campagne référendaire exigerait de prendre le temps de la pédagogie et de l’information des citoyens. D’expliquer l’historique des faits, de préciser tous les enjeux financiers, économiques, démocratiques pour que le peuple décide en conscience et en responsabilité. Voter le 5 juillet, dans l’urgence politico-financière, et parier sur le non, c’est surtout espérer que Tsipras a un plan B. Quel est-il : sortir de l’Euro et revenir à la drachme dévaluée de 50 % ? Sortir de l’union européenne et se couper de toutes les aides ? D’accepter les roubles de Poutine ? Une autre solution serait que l’annonce de ce référendum soit un élément de pression pour faire céder la troïka et le conseil des chefs d’états et de gouvernements…ce qui conduirait Tsipras à demander de voter oui… Pensons enfin au peuple grec, aux chômeurs et aux pauvres. Ils sont l’obsession d’Alexis Tsipras et au fond c’est bien ce qui importe.


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