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Les grecs anciens pour nous aider à combattre la violence dans notre société!

Publié le 30 juin 2015 par Pierre Thivolet @pierrethivolet

Les grecs anciens pour nous aider à combattre la violence dans notre société!« La violence constitue à la fois un des pires maux de notre époque et un de ceux contre lesquels la Grèce antique s’est élevée avec le plus de force. (…)En ces jours où l’on parle beaucoup de la Grèce, il n’est pas inintéressant de relire les textes de celles et ceux qui sont des vrais connaisseurs et des « passeurs » de la Grèce antique. Comme Jacqueline de Romilly, qui passa sa vie à essayer de nous faire comprendre la modernité des textes, des réflexions, des athéniens 500 ans avant Jésus-Christ.Attention, Jacqueline de Romilly ne faisait pas de copié-collé entre la Grèce antique et la Grèce moderne. Et les raccourcis du style :« La Grèce a inventé la démocratie » sont totalement faux:  L’on s’imagine un régime parlementaire avec des habitants tous égaux, libres de choisir. Alors, que la Grèce antique, ce sont les femmes et les esclaves exclus de la société. Quant à la Grèce moderne, elle ne connaît la démocratie moderne que depuis à peine 40 ans. Un peu comme l’Espagne et le Portugal. La mère de nos démocraties, c’est plus l’Angleterre que la Grèce. En revanche, oui, il s’est passé quelque chose qui influence notre civilisation, dans ce petit bout de territoire de rien du tout, pas toute la Grèce, mais Athènes, 450 ans avant Jésus-Christ:« Le V° siècle athénien a inventé la démocratie et la réflexion politique. Il a créé la tragédie et, en moins de cent ans, a vu se succéder les trois seuls auteurs qu’ait connus la postérité –Eschyle, Sophocle, Euripide. Il a donné forme à la comédie avec Aristophane. Il a vu l’invention de l’histoire, avec Hérodote (…) puis Thucydide. Il a vu les constructions de l’Acropole et les statues de Phidias. Il a été le siècle de Socrate. Socrate, dans les dernières années du siècle, s’entretenait avec le jeune Platon ou le jeune Xénophon, et avec les disciples de ces sophistes, qui venaient d’inventer la rhétorique. On apprenait alors les progrès d’une nouvelle médecine, scientifique et fondée sur l’observation – celle d’un certain Hippocrate. (…) Il s’est donc passé quelque chose, en ce V° siècle avant J.C, qui allait au-devant de l’intelligence et de la sensibilité humaines (…) Il faut se demander ce qu’il pouvait y avoir en Grèce, dés l’origine et jusqu’à la fin, qui mette ainsi à part la civilisation grecque et lui assure ce rayonnement sans pareil… » (1)La Grèce antique a connu la violence, bien entendu. Elle l’a connue sous toutes ces formes. Elle a connu une interminable série de guerres ; et au cours de chacune d’elles, on rencontre des mesures de répression, qui nous paraissent effroyablement cruelles. (…)La Grèce a connu la violence (…) mais elle a condamné la violence : toute la littérature du temps l’atteste. Et peut-être est-ce précisément parce qu’elle en a fait l’expérience qu’elle a pu exprimer avec tant de force son refus et son désir de l’abolir (…)Les Grecs ne nous ont pas offert un modèle qu’il s’agirait d’imiter : ils ont décrit une expérience et défendu certaines valeurs qu’ils étaient les premiers à découvrir et qu’ils ont exprimées avec une telle netteté et un tel sens de l’universel que celles-ci s’imposent encore à nous, comme si celles étaient actuelles.(…) Dans les classes, pour les jeunes, quand il s’agit de leur inculquer, le plus possible, tout ce qui pourra faire reculer la sombre violence dont nous souffrons, il faudra plutôt former leurs jeunes années avec les auteurs antiques ou classiques. Les auteurs les plus modernes leurs seront toujours connus par le contexte du présent (…) Mais on peut espérer que la lecture d’autres textes aidera à fortifier en eux le dégoût de la violence, et à laisser croître dans leur sensibilité des forces de résistance. Il faut à tout prix leur communiquer un peu de cette sève et de cet élan que nous avons perdu. (…)Je n’imagine certes pas que la littérature soit le premier remède contre la violence, ni le plus efficace. (…)Mais l’aide de la littérature, l’aide de l’enseignement, l’aide des textes, l’aide de la Grèce, pourquoi s’en priver ? Elle est là, réconfortante et lumineuse, capable de nous aider, et à portée de notre main… »(2)Les grecs anciens pour nous aider à lutter contre la violence dans nos sociétés modernes ? Dommage que la réforme de l’enseignement les fasse passer à la trappe !Nous vivons une e-poque formidable !
(1)Pourquoi la Grèce ?(2)La Grèce contre la violence

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