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A 831 Il n’y aura pas d’autoroute« Une sortie de route définitive »

Publié le 06 juillet 2015 par Blanchemanche
#A831

François Hollande s’est prononcé contre la prorogation de la déclaration d’utilité publique. Le projet A 831 est mort-né||LES ÉLUS : que pensez-vous de la décision du président de la République ?.

Il n’y aura pas d’au toroute« Une sortie de route définitive »Les pro autoroutes ont multiplié les manifestations. En vain.©Pascal CouillaudTHOMAS BROSSETt.brosset@sudouest.frFin du feuilleton. Le dernier épisode s'est joué à l'Élysée. François Hollande a tranché. En faveur de sa ministre de l'Écologie et ex-compagne Ségolène Royal. Il s'est prononcé contre la prorogation de la déclaration d'utilité publique (DUP) qui aurait permis aux partisans de l'autoroute Rochefort-Fontenay-le-Comte de garder espoir.A-t-il pour autant désavoué Manuel Valls ? Pas si sûr parce que si le Premier ministre avait bien parlé d'ouverture de l'appel à candidatures et d'un possible report d'échéance de la DUP, c'était plus pour voir si l'affaire était viable que pour réellement engager le chantier. Quoi qu'il en soit, la messe est dite. La Charente-Maritime et la Vendée n'auront pas leur trait d'union autoroutier de 64 kilomètres entre Rochefort et Fontenay-le-Comte entre l'A 837 et l'A 83. C'est le député vendéen socialiste Hugues Fourage qui l'a annoncé durant le week-end après en avoir eu confirmation « de source officielle » par la présidence de la République. « Cette décision, je la déplore », a commenté l'élu vendéen qui était un partisan de l'A 831.Les pour, les contreFin d'un débat qui agite les deux départements depuis plus de vingt ans. Depuis 1994 très exactement, quand il a été décidé d'abandonner le projet de route La Rochelle-Sainte-Hermine (Vendée).Et en vingt ans, il y en a eu des soubresauts, des manifestations pour, des manifestations contre, des déclarations enflammées dans un sens comme dans l'autre. Parmi les défenseurs du projet depuis le début, la majorité du Conseil général devenu Conseil départemental, Claude Belot et Dominique Bussereau en tête, les maires de Rochefort, Jean-Louis Frot, Bernard Grasset et Hervé Blanché, ceux de La Rochelle Michel Crépeau, Maxime Bono et Jean-François Fountaine. Parmi les opposants, les écologistes, l'association Vivre en Aunis, Ségolène Royal et certains socialistes.Et puis il y a ceux qui ont changé d'avis entre-temps. Pour la plupart, ils étaient pour et sont devenus contre. À cause du coût, 900 000 euros, alors que l'État a décidé de ne pas y mettre un euro et aussi parce que les temps ont changé et qu'en vingt ans, les préoccupations environnementales sont devenues plus prégnantes. C'est ce qui avait déjà fait dire à Jean-Louis Borloo, alors ministre de l'Écologie, qu'à « titre personnel » il n'était pas favorable à l'autoroute.Que pouvait-on attendre d'autre d'un homme qui a créé Génération écologie et mis en chantier le Grenelle de l'environnement ? Il ne ferma pas la porte complètement, commanda en 2009 une liste de préconisations environnementales à la Ligue pour la protection des oiseaux.S'en suivirent une série d'ordres et contre-ordres, du feu vert de François Fillon au feu rouge de Ségolène Royal en passant par le feu orange du rapport Duron pour en arriver là, à quelques jours de l'échéance finale de la déclaration d'utilité publique avec ce « non » présidentiel.Certains y verront un nouveau « coup » de la ministre de l'Écologie. Surtout ses adversaires les plus acharnés, Dominique Bussereau et Jean-François Fountaine en tête. Mais Ségolène Royal pouvait-elle se permettre de céder à quelques mois de l'ouverture de la conférence mondiale sur le climat qui se tiendra à Paris ? Comme Jean-Louis Borloo, elle se doit d'être la gardienne du temple de l'écologie dont elle a la charge.Le bout du tunnelUne page se tourne et forcément tous les regards se tournent désormais vers Marans, victime de tous ces atermoiements. La déviation de sa rue principale, que la commune réclame à cor et à cri depuis un quart de siècle, dépendait de la décision sur l'A 831. Les Marandais vont-ils enfin voir le bout du tunnel de la rue d'Aligre ? La balle est désormais dans le camp du Conseil départemental.Contacté hier sur la déclaration d'Hugues Fourage, Dominique Bussereau n'a pas souhaité la commenter, préférant attendre d'en savoir plus. Il devrait se prononcer ce matin. Quant aux autres acteurs du dossier, ils se trouvent à New York pour « L'Hermione ». Ce qui n'empêche pas le maire de Rochefort Hervé Blanché, depuis les États-Unis, de considérer qu'il s'agit « d'une grave erreur stratégique de Mme Royal ». Il pouvait même lui dire ce week-end en direct puisqu'elle était à ses côtés.Suzanne Tallard (PS),députée de Rochefort-Aunis« Avec Hugues Fourage, nous avons interrogé le Premier ministre sur la question mercredi. Il nous a dit ‘‘je m'en occupe''. La réponse, nous l'avons. C'est le président qui a tranché. À titre personnel, je regrette cette décision. Tant sur le fond, car je pense que l'autoroute était nécessaire, que sur la forme. J'aurais aimé avoir des explications sur ce choix. Il y a tout de même eu une déclaration d'utilité publique. Et puis Manuel Valls avait proposé d'ouvrir la consultation aux entreprises. C'était une bonne solution pour voir la faisabilité. On a perdu un an. »Maryline Simoné (PS),vice-présidente du Conseil régional« Au début, j'étais pour l'autoroute. J'ai changé d'avis au fil des années. D'abord parce que les mentalités elles-mêmes ont changé et je n'ai plus senti les habitants de Charente-Maritime très en phase avec ce projet. Et puis ce chantier qui était d'abord estimé à 540 millions atteindrait aujourd'hui 900 millions d'euros. Un coût exorbitant. Pas question aujourd'hui de faire du triomphalisme. Arrêtons de polémiquer. Mettons-nous autour de la table. La Région a réservé de l'argent pour aider à la déviation de Marans et pour le contournement ferré du grand port. Faisons-les. »« Je savais que le sujet était à l'arbitrage du président de la République. Manuel Valls me l'avait dit mardi quand je l'ai questionné sur l'échéance de la DUP (déclaration d'utilité publique). Le président a tranché. Je considère que c'est une mauvaise nouvelle pour notre territoire. Notre collectivité avait besoin de cette infrastructure pour se désenclaver, pour son développement économique et pour ses citoyens. Il faut désormais réfléchir aux solutions alternatives : que l'État s'engage sur une 2 x 2 voies et qu'on fasse le contournement de Marans. »Olivier Falorni(Divers gauche), député de La Rochelle-île de RéMichaël Vallet (PS),leader de l'opposition au Conseil départemental« Je parle au nom du groupe des élus socialistes et républicains. Dans sa totalité, il a toujours considéré que nous n'avions pas les moyens de nous offrir ce tronçon d'autoroute. Et ce d'autant que le président du Conseil départemental, Dominique Bussereau lui-même quand il était ministre des Transports, n'a jamais réussi à faire avancer le dossier. Ce que nous réclamons maintenant, et encore une fois à l'unanimité, c'est le contournement court de la commune de Marans. Il y a trop longtemps que les Marandais attendent. »Publié le 06/07/2015 par http://www.sudouest.fr/2015/07/06/il-n-y-aura-pas-d-au-toroute-une-sortie-de-route-definitive-1993588-1391.php

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