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14 juillet 1915. La fête nationale, triste cette année. On nous avait prédit que nous aurions une mauvaise journée et que nous serions bombardés

Par Cantabile @reimsavant

La fête nationale, triste cette année. On nous avait prédit que nous aurions une mauvaise journée et que nous serions bombardés. C'est pour cela que j'avais refusé à ton papa d'aller près d'eux à Sainte-Anne. Quand tu reviendras je suis sure que tu m'approuveras d'avoir pris des précautions. Ta maman n'est jamais sortie. Elle ne sait pas ce qui se passe dans les rues.

Mais la journée n'a pas été trop mauvaise. Il y a eu quelques bombes. Ce n'est pas comme dans la direction de Berry au Bac ou de Soissons. Si tu entendais depuis quatre jours le roulement du canon. C'est épouvantable. Cela me resserre le cœur d'entendre cela.

Voilà le 14 juillet mais toi, comment l'aurais-tu passé ? Mon pauvre Lou, si seulement l'année prochaine nous étions réunis.

Hortense Juliette Breyer (née Deschamps, de Sainte-Suzanne) - Lettres prêtées par sa petite fille Sylviane JONVAL

De sa plus belle écriture, Sylviane Jonval, de Warmeriville a recopié sur un grand cahier les lettres écrites durant la guerre 14-18 par sa grand-mère Hortense Juliette Breyer (née Deschamps, de Sainte-Suzanne) à son mari parti au front en août 1914 et tué le 23 septembre de la même année à Autrèches (Oise). Une mort qu'elle a mis plusieurs mois à accepter. Elle lui écrira en effet des lettres jusqu'au 6 mai 1917 (avec une interruption d'un an). Poignant.(Alain Moyat)

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