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J’ai testé pour vous : se faire draguer par un mec bien

Publié le 21 juillet 2015 par Ça Va Merci @Ca_va_merci

Il y a ceux qui jouent la carte de l’humour un peu lourd pour engager une conversation, ceux qui pensent qu’une belle gueule suffit et puis il y a ceux qui draguent respectueusement. Je n’y croyais pas mais ça m’est arrivée. Je me suis fait draguer par un charmant jeune homme dans un bar. Je vous raconte.

Ça commençait comme une soirée normale entre copines. Dans la cuisine, certaines préparaient des mojitos tandis que d’autres s’affairaient à tartiner les blinis. Nous avons bu un peu puis, vite, nous nous sommes mises en route pour assister au Fnac Live. The Avener faisait danser Paris ce soir là. Après avoir salué Notre Dame comme des touristes, nous avons bravé la foule direction la scène que nous n’avons pas pu atteindre. Tout le monde aime Tristan. Puis vient le déluge. Nous essayons d’échapper à la douche chaude mais, comme des centaines de Parisiens, nous sommes trempées jusqu’à l’os en arrivant dans le métro. Nous essorons nos vêtements tant bien que mal, nous nous essayons à quelques selfies pour graver à jamais ce moment mémorable ponctué d’éclats de rire. Des enfants. On ne peut pas rentrer comme ça. Quelques stations plus tard, nous allons boire une bière dans un pub.

Après la pluie, la beauté ne revient pas…
Dans les toilettes, le constat est pitoyable : plus de maquillage, les cheveux dégoulinent et notre petite culotte kiwi qui apparaît en dessous de notre pantalon ne nous aide pas à nous sentir belle. Qu’à cela ne tienne. La frange rabattue en arrière, un chignon haut, le top ressorti et direction la piste de danse. Le top de la féminité ! Mais d’abord une bière, une autre pour oublier le désastre. Nous sommes 4 copines. On ne tarde pas à nous accoster. « Ah vous parlez français, les autres filles ne parlaient qu’anglais », nous balance un premier bonhomme un peu éméché. Flop total. On ne peut accepter de se faire draguer comme ça, en étant le second choix de la soirée. Alors on abandonne nos places au bar pour se diriger vers le podium. Nous nous déchainons comme des adolescentes. On danse n’importe comment, on essaie même de suivre la choré d’un homme qui semble avoir le rythme dans la peau, sans grand succès, mais on s’amuse et c’est bien là tout ce qui compte.

Et la lumière fût
De pintes en pintes sur le podium, je danse en oubliant la foule puis je me retourne et aperçois quelqu’un adossé au poteau, calme et souriant, sorti de nul part. Il me demande comment je vais. Sans agression aucune, nous commençons à discuter. Mais je suis méfiante, je ne veux pas donner mon prénom. Il propose que l’on m’appelle Sophie (parce que je porte un tee-shirt avec des girafes) si ça me met plus à l’aise et ça fonctionne : je me sens mieux. Malgré la musique qui se fait de plus en plus forte, nous essayons d’avoir une conversation : son nom qu’il me donne sans bronché en me sortant sa carte pour me rassurer, nos jobs, nos apparts… Il est venu avec quelqu’un qui discute lui aussi de son côté. Je distingue à peine son visage. Je vois juste qu’il est plus grand que moi et qu’il porte un tee-shirt noir. Puis, j’ai envie de retourner danser alors je l’abandonne et l’oublie presque, ne cherchant pas à en savoir plus. Vilaine fille.

Plus tard dans les toilettes, je lache à ma sœur un gros « putain, ça fait du bien de discuter avec un type bien élevé ! ». Il est légèrement plus jeune que moi mais tellement plus agréable que la ribambelle de prétendants lourdingues que l’on rencontre quand on sort. Surprenant. Je ne saurais dire comment l’histoire se termine. Je me rappelle simplement de lui qui revient vers nous, les copines, cherchant à prendre mon numéro. Il rentre. Je reste. Sans réfléchir je lui donne mon « 06 » et continue ma soirée. Vers 4 heures du matin, ma copine J me mettra dans un taxi. Le chauffeur et moi continuerons de parler pendant une heure, compteur éteint, devant chez moi.

Et attendez, vous allez voir la suite
J’ai reçu un sms le lendemain, en fin de journée. Il écrit bien, toujours léger, sympathique, pas du tout oppressant. Nous discutons. Curieuse et encouragée par mes copines et ma soeur, je décide de lui proposer un verre, histoire de voir à quoi ressemble ledit dragueur à la lumière du jour (et moins alcoolisée pour ma part). Une rencontre comme celle-ci mérite de se terminer en beauté, quelle que soit l’issue parce qu’elle m’a vraiment rendu heureuse sur le moment.

Notes à ceux qui draguent dans les bars : de la légèreté s’il vous plait. Simplicité et sincérité sont la clef du succès, parole d’amie.

Cvm


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