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Critique Ciné : The Town That Dreaded Sundown (2015)

Publié le 25 juillet 2015 par Delromainzika @cabreakingnews

The Town That Dreaded Sundown // De Alfonso Gomez-Rejon. Avec Addison Timlin, Veronica Cartwright et Anthony Anderson.


En 1976, Charles B. Pierce (The Barbaric Beast of Boddy Creek Part II) proposait un petit slasher sans prétention aucune mais qui a apparemment suffisamment marqué Alfonso Gomez-Rejon pour que ce dernier ait envie de faire une suite. 65 ans après les événements survenus dans le premier film, le serial killer revient afin de décimer la petite ville d’Arkansas dans laquelle se situe l’histoire. Afin de garder le précepte de départ (le film date de 1976 mais l’histoire se déroulait en 1946), nous sommes ici en 2013 et c’est à Roberto Aguirre-Sacasa (Glee, Carrie la vengeance) qu’a été laissé le soin d’écrire cette suite meta du même nom et produite par un certain Ryan Murphy (American Horror Story). Le goût de l’horreur qu’a ce dernier ne se voit pas nécessairement dans sa série horrifique et pourtant, c’est un grand fan des slashers (c’est certainement pour cela qu’il a créé une nouvelle série sur le format slasher : Scream Queens qui débute en septembre aux Etats-Unis). Alors que les films d’horreur ont tendances à lorgner sur le found footage jusqu’à plus soif ces derniers temps, The Town That Dreaded Sundown apparaît comme quelque chsoe de nouveau, d’autant plus pour l’implication meta qu’il y a dans ce film.

Un serial killer revient après 65 ans. Est-ce le même tueur ou quelque chose d'encore plus sinistre ? Une jeune étudiante solitaire, qui possède des sombres secrets, semble être la clé pour l'attraper.

Avant de voir cette suite, je me suis penché sur le film original qui n’a rien de très mémorable si ce n’est qu’il s’agit d’un slasher assez cocasse dans la pure tradition du terme. Il n’est pas sans appeler Halloween ou même Vendredi 13 à sa façon, sans parler de Massacre à la Tronçonneuse. C’est pile poil le genre de références que j’aime beaucoup mais ici dans leur version originale (mais leurs remakes respectifs). Afin de conserver le côté meta de la chose, The Town That Dreaded Sundown reste très fidèle visuellement au film original. On retrouve donc une mise en scène surannée avec un grain soigné qui veut justement rendre un véritable hommage et faire référence aux années 70, en somme l’âge d’or du slasher. Je trouve que c’est un parti pris qui fonctionne ici, d’autant plus que le scénario reste lui aussi très fidèle à ce qui se faisait à cette époque. The Town That Dreaded Sundown ne veut pas être un film moderne comme ce qui se fait actuellement autour d’un portable qui ne fonctionne pas, de tout un tas de choses cliquantes et superficielles. Roberto Aguirre-Sacasa nous fait clairement oublier le très mauvais remake de Carrie qu’il a écrit il y a quelques années de ça. Il se sert probablement beaucoup trop du film original pour cette suite mais la référence fonctionne.

Si avoir vu le film original ne sert pas forcément à grand chose (le début de The Town That Dreaded Sundown version 2014 permet de se plonger dans l’univers de façon assez simple), cela permet cependant de voir certaines références que le film peut faire. Pour mettre en scène The Town That Dreaded Sundown, Ryan Murphy a fait appel à Alfonso Gomez-Rejon (Glee, American Horror Story) qui a déjà mis en scène des épisodes de ses séries. On retrouve d’ailleurs le style de American Horror Story à certains moments notamment lors d’une course poursuite dans les bois avec cette caméra qui se tourne et prend un angle complètement différent et penché. Si c’est un tic de mise scène qui n’apporte rien du tout, cela permet de rappeler que l’on est ici dans l’écurie Ryan Murphy. Finalement, cette suite meta de The Town That Dreaded Sundown (1976) permet de se plonger dans l’univers d’un slasher qui n’avait déjà pas tout fait comme les autres et qui reposait sur quelque chose de très nanaresque (et de très simpliste aussi par la même occasion). Je pense qu’en misant sur un genre qui est en train de mourir au cinéma (le slasher), ce film apporte aussi un vent de fraîcheur. On est très loin d’un Unfriended (bien que j’ai aussi apprécié ce dernier) ou même d’un remake générique et irritant comme Poltergeist (qui dénature l’original). Ici, on ne dénature pas l’oeuvre original, au contraire on la poursuit.

Note : 6/10. En bref, étrange surprise venue de l’écurie Ryan Murphy.

Date de sortie : Directement en DVD


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