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Un peu d’Ex-VoO…

Publié le 26 juillet 2015 par Doudonleblog

Je suis triste.

J’ai l’impression d’avoir perdu mon énergie, mon temps, mon essence…en allant à Drée et Lacanche dans une après-midi d’été pourtant tellement agréable (fraîcheur revenue!). Je me doutais un peu de cette déception, ayant consulté quelques sites avant de me lancer. Mais je voulais me faire une idée perso, quand même.

C’est le festival Ex-VoO. Dans divers lieux assez loin les uns des autres. Ce jour-là, Drée et Lacanche, donc.

Drée: toujours un plaisir de flâner dans cet adorable petit village.  Allez, course aux trésors! Cherchons les traces des artistes! Là, une vieille façade en pierre couverte d’un réseau de toiles ..(d’araignées?)…En fait, de dentelles.  C’est joli. Ne Spoon, polonaise, a choisi la dentelle traditionnelle de son pays comme trame de son travail de plasticienne. Elle la conjugue en différentes matières. Elle en garnit des espaces urbains.  Le raffinement, la délicatesse de la dentelle viennent se confronter à la froideur ou dureté des constructions de ville. Bon! Je répète, c’est joli…. Mais ça ne va guère plus loin. C’est gentil, voilà. Ce sera pourtant le seul moment de notre balade Ex-VoO d’aujourd’hui qui nous satisfera à peu près.

Ne Spoon

Zut! On a loupé une dentelle de Ne Spoon, un argile « dentelé » au creux d’un tronc d’arbre. Pas vu! Faut dire que le pauvre visiteur n’est pas du tout guidé. Doit se débrouiller tout seul…

Plus loin, une autre façade couverte des pochoirs de Jesse Graves. Ce sont des « mud stencils » (l’artiste est américain). Il applique de la terre (de la boue , plutôt) dans des pochoirs en bois, ça sèche, et ça décore. Voilà, c’est tout. Et ce sont des messages écologiques. Oui, oui. Ici, des abeilles, des papillons, des champignons sont dessinés sur le mur et quelques pierres ici et là dans le village. C’est d’une simplicité désespérante et désarmante… On se croirait sur TF1. Bon sang, j’attends plus de l’art.

J.Grave

On reprend la voiture, direction Lacanche. Ce n’est pas tout près.

Sean Hart a écrit quelques uns de ses slogans chéris sur l’usine abandonnée et sur quelques murs du village. Ce street art apparaît partout dans le monde. On en a vu dans le métro parisien. Là encore, un travail de pochoir. Et, paraît-il, une police que l’artiste aurait créé lui-même et qu’il appellerait « Mydriasis ». Nous n’avons rien vu de transcendant: grandes lettres d’imprimerie banales. L’usine abandonnée est un endroit fascinant, et j’aimerais que l’on confie (confiât?) un jour cet étrange lieu à un artiste,  qu’il puisse s’en emparer,  l »habiter » avec force et émotion, avec sa propre personnalité etc. Ce n’est pas le cas.

S.Hart

Quant à Pascal Brateau, artiste architecte, une seule sculpture nous est apparue. Peut-être en avons-nous raté? Une sorte de carcasse de maquette de maisons contiguës, longues, posée en bordure de rue, dans un carrefour. On pense à une sorte de barrière basse, métallique… C’est tout.

Déçue. Aucune émotion. Ni esthétique, ni humaine, ni intellectuelle.

Pas eu le courage de pousser jusqu’au prieuré de Vausse (où j’aurais retrouvé une installation que j’avais admirée au marché de Dijon, « Ventriloque ») ni à Montbard, ni à Millery

Et manqué les « Points ouïes » à Drée et la performance… Faut aller au vernissage pour ça. Sinon, punis…


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